Introduction

La République c'est moi !

Le projet caché de Jean-Luc Mélenchon prospère au grand jour depuis au moins un quinquennat et il n’a rien de démocratique. Il grandissait dans l’ombre d’un terreau pacifique défavorable, c’est le moins qu’on puisse dire ! Il sème désormais ses graines de violence, nourrit de rancœur ses partisans comme des poissons rouges qui gesticulent en hurlant et qui n’ont pas la mémoire de l’atrocité des révolutions et des idées communistes, inhumaines et meurtrières. C’est un programme Polpotien qu’il envisage avec les siens de la France Insoumise et c’est pourquoi je propose ce livre numérique véritable nique à la Nupes, avec un projet de 6ème République : Humaine – Durable – Équitable.
À propos de Jean-Luc Mélenchon, bien sûr je grossis le trait quitte à rendre le propos polémique.

Minority Report, film réalisé par Steven Spielberg en 2002 mettait en scènes des humains mutants ayant la vision de meurtres avant qu’ils ne soient commis. Cela permettait aux forces de police d’intervenir afin d’empêcher les futurs coupables de commettre leurs crimes. Ce film à succès était dérangeant en termes de moralité ( arrêter un innocent ) et pourtant la chose est banale. L’un des modèles du chef de file de la France insoumise, Fidel Castro par exemple, pendant des décennies a fait arrêter, torturer, disparaître des citoyens cubains avant qu’ils ne commettent un crime contre la révolution… et quel crime ? Celui de l’amour de la liberté !

La critique virulente de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise n’a d’intérêt que si elle est documentée et constructive, c’est pourquoi, m’appuyant sur des vidéos, des écrits, des études psychologiques et sociologiques, interviews… je propose un cheminement balisé de petits cailloux, comme un petit poucet malicieux déposant des scrupulus  ( latin : petit caillou pointu dans les sandales gênant la marche des  légionnaires romains. )  gênants, destinés à agacer certains parcours idéologiques extrémistes. 
Le C.Q.F.D. se conjugue comme une valse, à trois temps

L’objectif de la terre brûlée !

Jean-Luc Mélenchon, le colérique, se moque du fait qu’une abstention ou un bulletin blanc soit le rejet de lui-même et de ses programmes et qu’un vote n’est pas une propriété inaltérable ni un blanc-seing pour une politique extrême. Qu’à cela ne tienne, il prépare la suite douce-amère, rejette les institutions de la République, attise, excite le peuple de gauche… qui de plus en plus allume les flambeaux annonciateurs d’une terre brulée… l’extrême gauche violente des années soixante-dix renait sur les cendres des voitures et des abris bus calcinés.

Il est le plus dangereux, mais il n’est pas le seul à menacer la démocratie et la stabilité de notre pays. Les extrêmes droites de Zemmour ou Le Pen, s’appuyant sur la haine et les croyances catholiques sont aussi mortifères : les idéologies sont différentes mais l’objectif est identique, lutter contre la démocratie, la liberté et les droits individuels. Je sais que cette affirmation parait inexacte puisque c’est l’inverse que leurs discours revendiquent : c’est ce que l’on nomme démagogie, populisme  !

Tout ça c’est de la tambouille politicienne, diront les abstentionnistes, ça ne nous intéresse pas, ne nous concerne plus ! Détrompez-vous, la politique est avant tout l’utilisation à vos dépends des rouages de la psychologie humaine profonde, inconsciente comme vous le découvrirez ci-après.
Votre destin et celui de vos enfants est entre vos mains et vous le laissez filer comme, au robinet qui fuit, l’eau qui se perd et vous ruine. Quelques exemples expliqueront l’origine de cette apathie et le désintérêt pour votre futur..

Un constat.

L’affaire n’est pas nouvelle !
Le peuple toujours se laisse duper par les démagogues qui connaissent les dédales de la sottise et de la naïveté, les engrenages de la haine et la violence. Le XXIème sans doute par crainte de l’avenir, refuse l’entrée dans le 3ème millénaire, se crispe à nouveau sur les dogmes rétrogrades et la démocratie est au bord de l’explosion. Cette France qui se déchire n’est pas un cas isolé. Dans tous pays industrialisés les gouvernants en place ne sont plus en capacité de répondre aux attentes de leurs peuples.
Comme on le constate hors de nos frontières, les démocraties vacillent autour de nous : Pologne, Hongrie, les Etats-Unis de 2016 à 2020 et le Brésil de 2019 à 2023 étaient en passe de rejoindre la Chine et la Russie dans le cercle des grandes puissances dictatoriales; Poutine a lui rejoint depuis le 24 février 2022 les monstres sanguinaires absolus. Et, il faudrait une jalousie aveugle pour envier le sort des classes populaires de ces pays.

La démonstration : commençons d’abord par un extrait du Discours de la servitude volontaire d’Étienne de la Boétie, texte écrit au 16ème siècle, suivi par l’auteur préféré de Barack Obama, Yuval Noah Harari, qui un œil tourné vers le passé avec « Homo sapiens » observe le présent et regarde vers un avenir incertain. Voyez ce qu’il écrit de son livre « Homo deus » :

La démocratie, une illusion !

À l’origine de ce projet de VIème République, en 2020, j’écrivais : pas sûr que les dictatures ne reviennent en force. Cependant, la réécriture de l’histoire, et les moyens modernes de manipulation rendent le risque plausible et réaliste. ( Une grande partie de ce texte à vue le jour avant que Poutine ne sème la mort et les souffrances en Ukraine, entraine un pays voisin dans l’horreur. )
Poutine tue la femme et l’orphelin, la liberté et la démocratie le dérangent. Pourtant les deux chefs absolus des extrêmes de notre échiquier politique, pour des raisons différentes considèrent, l’un que le confort des gens en France est plus important que des milliers de victimes civiles et l’autre qu’il ne s’est rien passé entre la Russie et l’Ukraine, en 2014 ; constatez par vous-même sur la vidéo suivante.

Poutine a massacré les Tchéchènes, les Syriens… Poutine tuent les vieux, les femmes et  les enfants en Ukraine, Mélenchon scrute le thermomètre, Marine le Pen acquiesce, comme le petit chien sur la plage arrière des 404 Peugeot ou Renault 16  du siècle dernier : envoyer l’armée, tuer les opposants puis organiser un référendum, l’avenir radieux avec Marine !

Le constat de Yuval Noha Harari, concernant l’incapacité des dirigeants à gouverner appelle cependant une réflexion : pour reprendre une chose, il faut déjà l’avoir possédée ! Il est clair que les classes pauvres et laborieuses n’ont jamais eu, en tous lieux et de tous temps, que brève et furtive la sensation du pouvoir, car l’ordre pyramidal et immuable des choses l’oblige.  
Alors dans les rues défilent des mécontents chauffés à blancs qui crient : « liberté, liberté »  et l’aliènent, par facilité aux profits de ceux qui les exploitent. Ils abandonnent pouvoirs et responsabilités individuelles à  des représentants possessifs et réjouis, qui ne calculent pas l’Humain mais  le global, le pourcentage, la masse grégaire… 

Cependant, notre système dit démocratique ne l’est pas. S’il le fût vraiment un jour, il n’est plus. Les présidents successifs depuis au moins quatre décennies n’ont pas développé les programmes pour lesquels ils furent élus démocratiquement. À l’exception de Jacques Chirac, survivant à son premier septennat grâce au front républicain en 2002, les présidents de la République depuis le début du siècle n’ont fait qu’un seul mandat. Les électeurs se satisfont un jour des promesses pour choisir le moins pire et dès le lendemain, adroitement aiguillonnés par les perdants, descendent dans les rues du samedi. François Hollande adepte de la synthèse molle a accompli l’exploit de dissoudre le parti socialiste ; il vend désormais ses livres presque à la criée et conseille sur tout : véritable Raymond Domenech de la politique ! Qu’en sera-t-il d’Emanuel Macron à partir de 2022, maintenant que les élections sont terminées et qu’il n’a pas de majorité ?

Rebroussons le cours de l’histoire, revenons quelques années en arrière à la recherche de l’origine de ce mouvement populaire, bouffée d’espoir pour un peuple hurlant, brûlant, cognant du flic, à la recherche d’un bonheur dont ils seraient privé, prémices cachées d’une fracture définitive et souhaitée. 
Le 17 novembre 2018 environ 282.000 manifestants, chasuble jaune fluo sur le dos, répondaient spontanément à un appel lancé sur Facebook et débarquaient dans les rues des grandes villes et les carrefours. Le mouvement des gilets jaunes naissait de la colère du peuple.

Je ne suis pas au cœur des rouages de la France Insoumise, mais quinze jours plus tôt, le 31 octobre 2018 François Rufin de la France Insoumise, l’idéologue peut-être, participait à une causerie étrange sur le thème de la fin du monde, devant un auditoire conquis avec Pablo Servigne chantre et inventeur du principe de collapsologie. Visible dans une vidéo de 68 minutes : « PABLO SERVIGNE, FRANÇOIS RUFIN : DERNIÈRE BIÈRE AVANT LA FIN DU MONDE » sur YouTube, dont j’ai extrait environ 5 minutes. 

Cette rencontre m’a inspiré le terme Polpotien, à propos de l’apocalypse, vers la fin de ce montage, Pablo Servigne dit : « C’est l’an 1. J’ai béni. »… Débarrassé du problème de la lutte des classes pense peut-être François Rufin  !

La prédiction : les poissons rouges.

C’est une interprétation personnelle de ce dialogue, mais entre les lignes que peut-on également voir : L’entraide pour chasser le grand méchant loup : « il est illégitime, méprisant… » Je parle de Macron bien sûr ! L’air un peu bête de François Ruffin à la fin de cet extrait, montre que Pablo Servigne n’est pas dupe : « on est pas chez les bisounours ! »

Une autre vidéo montre celui que l’on pourrait appeler Mélenchon le caméléon et quelques moments schizophréniques : du calme à la violence extrême et au mépris ! Puis, la copie d’une page du blog de Jean-Luc Mélenchon montre le grand écart entre le discours et les actes, notamment sur la liberté universelle en l’Ukraine, chez les Ouigours et Taiwan en 2022… 

La prédiction est osée, le C.Q.F.D. imparfait, mais l’histoire parle ( Robespierre, Lénine, Staline, Mao Tsé-toung, Pol pot sont toujours passés par des massacres et des éliminations ) et a toujours validé, depuis la révolution Française de 1789, le constat d’Etienne de la Boétie selon lequel le peuple est abusé, dont Mélenchon revisite le message.

Début octobre 2022 il entrevoie l’aboutissement… il va  entrer dans l’histoire, dérape dans un tweet (cf page d’accueil)

Le Néo-moyen-âge.

L’histoire du moyen-âge telle qu’enseignée, correspond à une période sombre de l’histoire, pour la France d’en bas. En ce début de XXIème nous refluons à grande vitesse vers obscurantisme, collé à notre passé… La terre redevient plate, les églises tentent de reprendre leurs influences mortifères… comme les épidémies que l’on pensait éradiquées, les soutanes sombres des curés s’incrustent dans les programmes de Cnews. 

L’intérêt de la France insoumise pour Pablo Servigne, dans son livre : l’entraide : «… l’an 1… j’ai béni… » et François Ruffin frétillant de bonheur devant la perspective du chaos devrait faire réfléchir sur le projet réel des insoumis. Le vote pour Jean-Luc Mélenchon est devenu rédhibitoire pour beaucoup, mais il ne lâche pas l’affaire. Éliminé au premier tour de la présidentielle 2022, il ne s’est pas présenté pour les législatives… le risque d’être battu était pourtant faible.
Son kif, ce n’est pas d’être élu, mais d’avoir le pouvoir. Loin de ses espérances qui était de 289 sièges aux élections législatives de 2022 (éternel 3ème derrière le RN)… il va poursuivre le combat dans la rue et l’invective sur les média et ses députés à l’assemblée… jusqu’où ? Sans doute là où les clivages et la violence s’apprêtent à le conduire mais il n’existe pas un logiciel du type Minority Report pour mettre en garde ses partisans… 
D’ailleurs toutes les pires atrocités de gauche sont parties de bonnes intentions : rendre la vie du bas peuple moins difficile. Mais l’humain n’est pas fait pour se limiter, dans le normal comme dans l’excès, comme vous le découvrirez bientôt avec l’intervention vidéo de Sébastien Bohler.

La version Bêta

La 6ème république, celle que je suppose ci-après, offre un changement fondamental pour restaurer la démocratie, ( Pour entrer réellement dans le XXIème siècle : rien que ça, ! ) défendue par Winston Churchill en 1947 à la Chambre des Communes au travers de cet aphorisme : «La démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres.»… Ceci n’est pas une boutade.
Pour restaurer la démocratie je propose un remue-méninges autour de la suppression des intermédiaires. Un retour aux sources, à l’essence de la politique : « Le gouvernement du peuple, par le peuple.» et non dans la rue. Au XXIème siècle les solutions numériques existent, mais elles sont décriées car elles donneraient trop de pouvoir aux citoyens et changeraient radicalement de pôle, se dirigeant vers l’humain, l’individu.

La démocratie est mise à mal par des politiciens avides de pouvoirs. Ils mettent en doute les institutions qui ne servent pas leurs projets antidémocratiques, alors qu’elles sont le rempart contre toutes leurs dérives… Désobéissance civique, manifestation populaire, Référendum d’Initiative Populaire, plainte en justice contre l’inaction climatique, sont les moyens, souvent violents, pour reprendre un pouvoir que nous livrons à nos représentants.
Malgré cet avertissement de Jacques Chirac : « Les promesses n’engagent que ceux qui  les écoutent. 
Pourtant des tentatives pour influer sur les politiques publiques. Elles ne vont pas toutes dans le sens de l’intérêt commun et pour celles qui concernent la protection de la planète et l’humanité elles sont souvent inefficaces, parfois dérisoires.
Par exemple, défiler dans les rues pour conjurer les dirigeants mondiaux d’agir pour un avenir meilleur est vain et stérile devant toutes les urgences sociétales et planétaires et les facteurs humains des dirigeants, comme vous le découvrez par la suite !

La version Bêta de la 6ème République peut se définir comme une sorte d’avatar animé par une jeunesse désireuse d’avenir… Une jeunesse qui se donnerait les moyens en créant des structures ayant la consistance d’un gouvernement en exil pour animer une course miroir et pacifique.
La version bêta d’une application informatique permet de tester les différentes routines, sous-programmes pour entériner à terme le remplacement de la version précédente. En clair, la 5ème République devenue obsolète nécessite des modifications… alors il faut réinventer l’avenir . Mais ceux qui portent l’écharpe tricolore comme un paratonnerre, véritables intouchables ne souhaitent pas de changement. Avant de développer une vision disruptive et durable de l’économie et de la société, voici deux réflexions.

La première, le projet Mélenchono-polpotien, pseudo républicain déverse les foules hurlantes et haineuses dans les rues. Il propose de réinventer l’eau froide : la planification tous azimuts. Voyez l’efficacité de sa méthode favorite de la planification, décrite dans le livre de Yuval Noah Harari.

La seconde, en France, où une dizaine de candidats perdants aux élections présidentielles réclament la proportionnelle, la démocratie est bafouée. Avec aucune majorité absolue à l’assemblée, on peut imaginer un  cas extrême : Nicolas Dupont-Aignan l’unique député de son parti personnel, véritable étrangeté qui se prétend Gaulliste alors qu’il n’est une copie de Pétain voulant la paix à tous prix, pourrait à lui tout seul faire basculer un vote et être celui qui contrôle et fait les lois… : le Président de l’ombre, de la pénombre ! 

Le monde comme volonté et prédation

La fin des jours heureux.

« Heureux les simples d’ esprit, car le Royaume des Cieux est à eux. » dit Jésus de Nazareth s’adressant à la foule qui l’avait suivi sur la montagne. Rapporté dans le nouveau testament, Matthieu 5:3, ce précepte est transposable de nos jours, chez le religieux ou le laïque : « Heureux celui qui le matin vêt son habit de certitude, car le royaume de l’indifférence le couvre et le protège de la réalité et de la souffrance des autres.»  

Aujourd’hui, cette indifférence encouragée par les prises de positions de nos ex-candidats à l’élection présidentielle face à l’agression de Poutine est illustrée par le texte d’un pasteur, théologien allemand qui a passé huit années dans les camps de concentration, de 1937 à 1945, MARTIN NIEMÖLLER 

« Quand ils sont venus chercher les juifs je n’ai rien dit car je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les communistes je n’ai rien dit car je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes je n’ai rien dit car je n’étais pas syndicaliste.
Et quand ils sont venus me chercher il n’y avait plus personne pour protester. »

Le marionnettiste.

Comme un oiseau volage, très haut dans un ciel d’azur s’agite un cerf-volant. Il gonfle ses ailes colorées, s’ébroue, hurle silencieusement. La lutte face à ce vent turbulent l’agite et le bringuebale au-dessus d’une plage ensoleillée. Il crie, clame sa fureur de vivre, son indépendance, sans se douter qu’un marionnettiste en culote courte, cent mètres au-dessous, tire un fil invisible et le maintien en esclavage. Quand soudain la ficelle rompt, le voilà désarçonné, désemparé. Son autonomie offerte, il ne sait qu’en faire. Désarticulé, il chute, s’abime au loin dans les pins qui bordent la plage en pestant contre l’adversité coupable.

La poignée, vide du pouvoir qu’elle exerçait sur son jouet, s’énerve. L’enfant, cela pourrait être le petit Corbières ou Fillon…, de colère se venge. D’un coup de pied il rase le château de sable d’un tout petit, innocent des caprices du vent. 
L’enfant, cela pourrait être Mélenchon ou Zemmour, sans parler des figurants, tourne les talons rageurs à ce jouet désobéissant. Désormais, il utilisera des petits bonhommes en plastique, plus faciles à manipuler en rangs, en groupes… Ses envies de domination ont suivi sa croissance, il a bâti son destin. Le chemin fut ardu. Pour approcher le graal, il a dû d’abord jouer des coudes, adhérer à un parti, construire un parcours, courber l’échine, accepter la soumission, rejoindre une équipe, un clan mieux placé parfois aux prix de trahisons, de vassalités, d’incohérences…

Mais le but est là, dimanche, dans ces urnes qu’on retourne devant une foule impatiente et acquise. Puis, quelle injustice, quelle frustration, c’est un jeune freluquet, banquier de son état, brisant les règles de bienséance qui règnent dans le panier de crabes politique, auquel reviennent les clés du Palais… C’était en 17 !

Les Playmobils.

Comme l’enfant dépossédé de ses jouets, la candidate et le candidat écartés crient à l’imposture, à l’injustice. Alors, ils manigancent, agglomèrent toutes les mauvaises volontés de ceux qui attendaient, s’illusionnaient des vertiges du pouvoir ou de son ombre bénéfique, ainsi que de ses bienfaits espérés : la liste est longue de ces marionnettistes déçus et vengeurs…

Cependant 2017 a ouvert une fenêtre d’autres possibles… si ce n’est pas par les urnes, ce sera par la rue et la ruse… C’est Mélenchon de la France Insoumise et Jean-Claude Martinez de la CGT, principalement, qui déversent dans les rues les Playmobil jaunes fluos chauffés à blanc. À l’opposé, Marine le Pen parsème ses black-blocs articulés en chasubles et casques noirs, cagoulés, organisés, casseurs et ultraviolents. ( Cette segmentation simplifie l’argument, mais il y a des gilets jaunes de droite aussi et inversement des black-blocks à gauche.)  Les autres cocus de la République agitent les Playmobil roses ou bleus… . Tout ce monde ceint de l’écharpe tricolore précède le petit peuple en colère qui,  dans des défilés anarchiques et violents dénoncent en toute liberté une dictature affreuse.

La presse et les médias soufflent sur les braises, la concurrence est si grande et la publicité si rémunératrice !

Le grand méchant...

Pendant ce temps, la Terre ronde, la nature autonome… l’humain en danger, et l’enfant sans avenir courent vers la catastrophe. Et, ces apothicaires élus prescrivent des médecines inefficaces. 
Je suis la Terre, la nature, l’humain et l’enfant démuni. Eux dissertent sur mes douleurs, en méprisent les causes.  En cercle autour de moi chacun propose son remède : à droite, critiques acerbes et contradictoires, imprécations, latin, purges, expulsions ; à gauche, véritable derviches tourneurs ils préconisent des révolutions ; au centre, de l’homéopathie…
Ces praticiens tentent d’anesthésier mes colères qui enflent et me contrarient… car je connais l’origine de ces dysfonctionnements dont ils se désintéressent !

À peine élu en 2017, le Président de la République Française, le locataire de l’Élysée devint le réceptacle de toutes les rancœurs. Après une présidence normale on a reproché à Macron son illégitimité. Être élu démocratiquement n’est pas suffisant… Il serait méprisant et hautain, mais, n’est-ce pas à cela qu’on reconnait le patron ? Pensez-vous que l’employé de Bernard Arnaud ou Vincent Bolloré se permettrait une claque amicale dans le dos de son boss ? Au moins recevrait-il un : « Casse-toi po’v con ! » Croyez-vous que ses ministres appelaient le Général de Gaulle : «  Charles ? »

Dans la réalité, puisque l’habileté des perdants a transformé l’opinion en sentiment et le sentiment en réalité, dans l’esprit des gens, Emmanuel Macron est devenu le grand méchant loup, à abattre, comme on le vit dans ses effigies en flammes !
Pourtant non, le Président de la République n’est pas un citoyen normal, sauf peut-être François Hollande qui s’est lui-même caricaturé : bras ballants ou scooter et casque de moto pour aller voir sa belle ! Non, le Président de la République élu n’est pas l’employé d’un quidam, comme le prétendait un manifestant s’adressant à Emmanuel Macron, sauf à changer le statut du locataire de l’Élysée !
Ça tangue sérieusement de gauche à droite autours des chiffonniers : « c’est la chienlit ! » aurait dit le susnommé général.

Non,  la démocratie n’est pas un condominium… des petits morceaux d’un tout, des fragments abandonnés depuis des années dans une république fatiguée.

La révolte des Playmobils.

La métaphore du Playmobil prend tout son sens lorsqu’on observe le manque total de réaction de Adrien Quatennens, député dans la première circonscription du Nord lors de l’intervention de Jean-Luc Mélenchon !
Comment, un jour dénoncer l’inhumanité du pouvoir en France et ensuite prétendre qu’un pull supplémentaire sur les épaules serait pire que les bombes qui tombent du ciel et tuent des femmes et des enfants Ukrainiens… qu’il vaut mieux avoir des immeubles éventrés, des villes rasées qu’un ou deux degrés en moins dans nos appartements ?
Comment prétendre que Poutine est victime de l’agressivité de l’OTAN et des USA ? 
Comment ces marionnettistes sans scrupules parviennent-ils à entrainer dans leurs sillages des citoyens insatisfaits ? Quel levier sont-ils obligés d’activer pour les conserver en dépendance ? 
Citant à nouveau Étienne de la Boétie : « À la vérité, c’est le naturel du petit peuple, dont le nombre est toujours plus grand dans les villes, que d’être soupçonneux à l’égard de celui qui l’aime, et naïf envers celui qui le trompe. » 
Nous allons découvrir bientôt la cause profonde de cette anomalie, mais tout d’abord restons dans les effets épidermiques et manifestes.

Une jeune femme Lituanienne, dans un train entre Lentvaris et Šiauliai, donne une explication universelle à ce suivisme populaire, ainsi qu’à une leçon de psychologie.
Il faut simplement faire l’effort de la transposition, ici et maintenant, avec pour levier une colère alimentée. Elle explique pourquoi le samedi des foules crient, hurlent, défilent, dénoncent la perte, grandement ressentie, des libertés, relayées les autres jours par tous les micros et caméras. Sur France 5 en août 2021 Philippe Gougler réalisateur et animateur Des trains pas comme les autres interrogeait une passagère dont j’ai repris l’intervention traduite en français.
La vidéo sera suivie, sans transition par un enregistrement audio 

L’élection Présidentielle de 2022 est passée.
À nouveau de plus en plus de votes blancs, d’abstentionnistes ont exprimé par leur silence, réprobation, lassitude ou tout simplement indifférence. Les Français ont choisi démocratiquement Emmanuel Macron pour la seconde fois, pourtant Jean-Luc Mélenchon refuse le choix des électeurs. Malmené par les résultats dès le soir de l’élection il franchi un pas de plus dans une ornière antidémocratique. L’élection est cependant conforme au principe soit plus de 50% des votes exprimés mais le perdant demande une troisième manche comme un sixième set à Roland Garros !
Précédés, manipulés, encouragés, ces manifestations de rejet et de défiance, d’une part de plus en plus importante de nos concitoyens, sont des phénomènes inquiétants pour la démocratie, pour la stabilité de nos institutions et de notre pays. Pourtant cela risque de perdurer tant que les analystes et nos décideurs, les médias refuseront de s’attaquer aux causes, préférant traiter les effets et trouver une solution pour forcer les électeurs vers les urnes par exemple pour les uns et prendre le pouvoir par la rue pour les autres.

Nathalie Artaud, Luttes Ouvrières et Philippe Poutou, NPA ont dit clairement, montrant plus de loyauté que beaucoup d’autres candidats aux résultats à un chiffre : ils ne se présentent pas pour être élus car le pouvoir se prend par la force et dans les rues ! 
Affronter de face les causes, « avec volonté et abnégation…  », (sic les candidats) nécessiterait  des changements radicaux de modèle et de gestion de notre société.

Une des causes premières : les français aspirent à un État et souhaitent des gouvernants pour répondre à leurs attentes, proposer une politique sur mesure…
Mais, un costume unique ne sied à tous. Chacun le veut à sa mesure, or les français sont de plus en plus différents, variés, divisés, exigeants, antagonistes et que le vivre ensemble est un exercice d’équilibrisme difficile, désormais quasiment impossible.

Alors, comment éviter que les dérapages, la violence surtout depuis 2018 et le mouvement des gilets jaunes en France, ne dégénèrent sous l’influence d’agitateurs, de démagogues habiles et sans scrupules ? La vidéo suivante n’inspire pas l’optimisme !

La démocratie effilochée.

Avec le retour en force de populistes, comme on le constate hors de nos frontières, les démocraties vacillent autour de nous et les régimes autoritaires se renforcent. 
Une autre cause à cette France qui se déchire comme dans de nombreux pays développés est la présence de plus en plus prégnante d’un quatrième pouvoir, remettant en cause la loi et la justice… et surtout la réalité : une V.A.D. vérité alternative décomplexée. 
Pour le meilleur, le pouvoir médiatique qui a permis la mise à jour de l’horreur (viols, harcèlement en masse, pédophilie endémique dans l’église…) mais aussi pour le pire, ce nouveau pouvoir, aidé, aiguillonné par les réseaux sociaux, fait le jeux des minorités violentes et des extrémistes.

Quelques intellectuels habiles emboitent le pas, ajoutant une plus-value bizarre à cette grande foire à la démolition comme le montrent les deux vidéos comparatives suivantes. Dans l’émission « L’invité de 8h20 » le matin sur France Inter, François Sureau titulaire d’un fauteuil à l’Académie Française depuis 2020, le 24 septembre 2019,  d’un côté et de l’autre Pierre-Henri Tavoillot philosophe le 1er  février 2020… deux visions différentes de la situation !

Les médias, la presse française, des intellectuels luttant soi-disant pour les dernières libertés, courent derrière ou devant à l’affût du moindre énervement. La moindre parole, le moindre geste sécessioniste, attisent les appétits ! Comme si d’homéopathiques colères agglomérées par les forces politiques et syndicales extrêmes pouvaient être la solution à notre époque charnière !
Les colères parlons-en, après une remise en perspective sarcastique, pour redonner sa mesure réelle aux mécontentements actifs, j’ai introduit une valeur étalon : le stade de football. 
Le 26 mai 2013, la manifestation  contre le mariage pour tous avait drainé vers Paris 150 000 personnes, soit deux Stades de France : 0.22 % de la population française. Les manifestants en revendiquèrent un million. Certains scandaient « le pouvoir n’écoute pas son peuple ! »
le 5 mars 2017, place du Trocadéro sous la pluie, une foule nombreuse vint soutenir le délinquant François Fillon, Bruno Retailleau haranguait : «Vous êtes plus de 200 000» mais la place ne peut contenir que 45 000 personnes, soit un Parc des Princes : 0.06%.
Au plus fort des manifestations des gilets jaunes, en novembre 2018, les ronds-points ont compté 280000 chasubles boutons d’or, animées, colériques, soit 3,5 Stade de France : 0,42 % de la population française. Le 23 février 2019, quatre mois plus tard, un Stade de Bordeaux…

Depuis novembre 2018, on ne compte plus les manifestations violentes du samedi, largement mises en exergues, entretenues par les médias en mal de scoop. La France en colère, filmée au jour le jour, au-delà du raisonnable, n’est qu’un négatif de la réalité.
Thomas Legrand chroniqueur sur France Inter s’exprimait en juin 2021 au sujet de cette France malmenée par le pouvoir en place. Ecoutez cette rubrique : des meneurs excitant les citoyens dont ils ne partagent pas les difficultés…

Avant les élections présidentielles de 2022, j’avais effectué un montage vidéo montrant un panel de candidats, loin de l’esprit démocratique, des séditieux pour la plupart dont les motivations n’ont rien à voir avec l’amour du prochain.
J’ai conservé cette vidéo désormais obsolète  de ces pompiers pyromanes qui nourrissent la France des poissons rouges : ceux qui n’ont pas la mémoire des atrocités des  révolutions ou des dictatures… l’inconséquence d’Arnaud Montebourg, solitaire hautain qui dévoile une vision plus qu’étrange, pour un soi-disant socialiste, de sa société idéale…

Nous connaissons désormais l’aboutissement de ce moment démocratique, mais il semble que ce soit un coup pour rien ou un pas de plus vers la « bordélisation » du pays (sic Gérald Darmanin le 28/01/2023)

J’ai conservé la prestation d’Arnaud Montebourg que je trouvais très intéressante en terme de bizarrerie politique. Il avait pourtant renoncé avant le début de la campagne réelle, depuis il a quitté, définitivement la politique pour la Nème fois et est reparti philosopher avec ses abeilles, avant un prochain printemps des figurants ! Pour mémoire il a contribué à la gestion du pays où il a occupé de hautes fonctions ministérielles. 
Son intervention haute en couleurs introduit ma vision du vivre en société, aux antipodes de ce socialiste bizarre. Dans un livre, dont voici quelques extraits, Gilles Lapouge, par mon intermédiaire modeste, répond à Montebourg et lui donne une leçon d’apiculture et de politique…

L’âne et l’abeille.

La cité rêvée d’Arnaud Montebourg : la multitude, la dissolution de l’individu dans la masse serait l’alfa et l’oméga d’une société harmonieuse, sans doute génétiquement crétinisée et lobotomisée. La désindividualisation n’est pas ma tasse de miel… je ne suis pas accroc à cette dopamine messianique !
Pour ma part, je n’adhère à aucune idéologie de masse, vitamine du bonheur.
Une église qui emprisonne dans leurs certitudes des priants un dieu définitivement absent ; des marxistes oubliant les horreurs ; des minorités haineuses qui hurlent à la dictature, au rapt des libertés dont ils s’aliènent au profit de manipulateurs sans scrupules ou à l’inverse choisissent le plus disant, le pire des prometteurs pour porter haut leurs haines et intérêts égoïstes.
De même que je n’ai consenti pendant la Covid-19 aux théories d’un complot que m’aurait révélé l’examen des urines (les humeurs) de Florian Philippot, Jean-Marie Bigard ou Francis Lalanne… la liste est longue de ces glaneurs du dernier mécontentement, dans les champs moissonnés jusqu’à la racine des contestataires : « Il faut bien trouver le Salopard, le coupable de nos malheurs ressentis ! »

Ce n’est pas nouveau ! Cela a commencé il y a six mille ans exactement, le lundi de la deuxième semaine. Ève la croqueuse de pomme fût débusquée, coupable éternellement sans procès, sans révision. Ensuite est venu le temps des hérétiques, des travailleurs puis les patrons, les étrangers et les immigrés. En 17, pendant la campagne présidentielle, Marine le Pen dénonçait : « … et ils sont là. Ils sont dans les campagnes, dans les villes. Ils sont dans les réseaux sociaux Ah Ah Ah ! »

Ne croyez pas que je sois insensible ou trop privilégié pour mépriser les contestations populaires. Dans le micro bestiaire de Gille Lapouge j’adopte l’âne incontestablement sympathique et lucide.
S’il fallait me présenter : je suis un bougre d’âne, une anomalie, un libéral de gauche dont je présente plus loin le programme. 

Qu’il me plait cet animal méprisé, décrit par Gilles Lapouge… On a jamais vu un âne solitaire attaquer une Bastille et cela est rassurant. Il n’embête personne et refuse les mauvais chemins. Il déteste le fiel comme le servent les admirateurs de Fidel Castro, Franco, Pinochet, les amis de Poutine, Trump, Orban, etc. et leurs premières gâchettes si virulentes.
Comme l’eau qui coule très pure en amont depuis la source, que presque tout le monde ignore, je préfère la réalité aux mensonges et billevesées de tatas et tontons flingueurs.

Le poids de l’âme.

Oh miracle bêtement laïque ! 
Je crois avoir trouvé une réponse à mes interrogations concernant l’humanité et sa propension à l’autodestruction : d’abord  un samedi de 2018 à la radio, ensuite dans un livre, puis dans une émission tardive à la télévision en janvier 2022.
Non ce n’est pas une réédition de la bible qui renseigne de façon claire et scientifique où se trouve l’âme, quel est son poids, sa masse et ses rouages. 
C’est une excellente nouvelle ? Attendez de voir ! 
Elle n’a rien de spirituelle, elle est commune à tous les mammifères dont nous ne sommes qu’une branche évoluée… c’est à prouver. Elle ne survit pas à son propriétaire. C’est bien sûr un raccourci, mais c’est incontestablement notre centre de décision, situé à l’avant du cerveau. Ce Mystère qui a fait couler tant d’eau bénite a été découvert par des neuroscientifiques au XXème siècle.
Sébastien Bohler docteur en neurosciences nous présente celui qui gouverne le monde, striatum : distributeur officiel de dopamine, carburant indispensable à la vie ! 
J’ai emprunté quelques pages à son livre « Le bug humain. » Les miracles volent en escadrilles, j’ai aussi regardé une de ses interventions télévisuelles dans une émission tardive.
J’ai fait une lecture active du livre en 2018. Il m’a servi à la fois d’établi, d’étau et d’outil pour décortiquer et construire mon argumentation. Je l’ai expérimenté en direct, servant d’auto panel. Je l’ai aussi vérifié dans la vie courante et sur les écrans.

Ça tombe pile-poil !

À noël 2021 Netflix ajoutait un film à son catalogue… et le 10 janvier 2022 Karim Rissouli animait l’émission  « C ce soir sur France 5″. Le film  Don’t look up servant de base et de fil directeur au débat autour des crises planétaires.
Cela n’apparait pas objectivement dans la vidéo car l’extrait se limite principalement à l’intervention de Sébastien Bohler. Cependant le débat m’a inspiré : mimétisme, réplique, déni cérébral du réel.  Je vous laisse découvrir deux extraits de l’émission :

L’émission C ce soir du 10 janvier 2022 sur France 2, animée par Karim Rissouli résumait notre monde actuel. J’aurais aimé inclure de longs passages, techniquement cela m’a été impossible. En voici donc un résumé rapide, à vous de juger s’il est objectif. 
S’appuyant sur le film Don’t look up, l’équipe et les invités débattaient de la situation extrêmement préoccupante de notre planète : dérèglement climatique, pollution, épuisement des ressources. Pour rappel, au début du film deux scientifiques annoncent un évènement apocalyptique pour la Terre… Dans cette fiction, dire que la présidente des États-Unis, les journalistes et les citoyens ne prennent pas la situation au sérieux serait un euphémisme…  raillerie, quolibets, dérision accompagnaient chaque intervention télévisuelle des astrophysiciens de cette fiction.

Sur le plateau, dans une joyeuse réplique, remake du film, régnait le déni autour des propos de Sébastien Bohler et de son livre. Par exemple, visible dans le court extrait, quand Denis Olivennes niant le dictat du striatum sur le cortex dit : « … moi par exemple , j’aurais aucun plaisir à m’acheter une grosse voiture ! » lorsque Sébastien Bohler évoque le besoin de statut social.
Le besoin de statut social du directeur général de Libération s’exprime différemment : ultra-décontracté, causer dans le poste, devant des millions de téléspectateurs qui rêveraient d’être à sa place et qui n’ont que la grosse voiture, sorte de placébo…, çà dopamine différemment, comme une drogue de meilleure qualité. Peut-être a-t-il une résidence secondaire…, ça dopamine mieux qu’un mobile home. 

Le striatum dont vous ne trouvez pas encore le nom dans la version papier du Petit Larousse édition 2022 existe. Invisible et puissant comme un dieu, dont j’ai constaté en direct à la télévision les injonctions ! Refusant la réalité de la cause primale de l’instinct de vie, de domination, de prédation, c’était Don’t look inside… sur le plateau ce soir-là !

Anomalie. Non réalité.

Cette description argumentée d’un déterminisme basique colle parfaitement aux mammifères supérieurs que nous sommes, avec des comportements ad hoc présumés. Nous répondons à des programmes basiques, vitaux.
Mais il existe une faille abyssale entre le réel animal et l’image d’humain véhiculé par l’église qui a introduit le mythe de la faute originelle, pour faire vivre la notion de libre arbitre et de péché. 
Chaque humain, comme dans une partie de bonneteau, choisirait entre le bien et le mal. Mais cela pose un problème. Par analogie avec le football moderne où la vidéo récemment entrée dans la partie montre des fautes à l’images : un futur président de la République désigné qui agresse sexuellement un femme dans la chambre d’un Sofitel à New York ; un délinquant, châtelain sarthois qui détourne l’argent des citoyens qui lui font confiance ; un troisième et la liste est longue comme un rouleau de papier toilette qui abuse de son pouvoir et de son attachée parlementaire ; un curé pédophile…
On ne peut prétendre qu’ils ont choisi sciemment le mal. Ce n’est pas concevable à ce niveau de mettre volontairement une carrière ou une vocation en péril pour quelques kopecks, des instants honteux volés, violés de plaisirs fugaces.

Une force plus profonde, animale justifie ces écarts. L’ordre moral est parabole et faribole. C’est le striatum, aux manettes notamment chez tous les premiers de classe, chef de clans, de meutes, qui anesthésie les scrupules et souvent l’honnêteté. Ils ne sont pas soumis au libre arbitre, mais aux commandements immuables et invariables de l’espèce animale.

Ne nous y trompons pas ! Dans le douloureux sujet du sang contaminé, le 31/01/1992 au 20 heures d’A2  Georgina Dufoix déclarait : « Je me sens tout à fait responsable pour autant je ne me sens pas coupable. » Sans revenir sur cet évènement douloureux et jugé, globalement il suffit d’inverser son propos pour être une fois encore pile poil. Ceux qui sortent du cadre, dépassent les lignes, crachent sur l’honnêteté sont bien sur coupables, ( présumés d’abord, ils fustigent d’ailleurs une loi aux ordres…), mais ils ne se sentent pas responsables, encouragés par leurs partisans et le striatum qui les absolvent et les encouragent.

Archéo hypothèse !

Imaginons un de nos aïeux, Toumaï, chef de clan il y a sept millions d’années. Sa force, sa bravoure et son intelligence permettait à sa tribu de survivre dans un monde hostile. Un roman historique aurait vanté ses mérites, ses actes de bravoures, la rudesse de l’existence de ces quelques hominidés, homos sapiens en devenir. Poursuivons la fiction, reconstituons une réalité plausible. Toumaï chef absolu, se comportant comme décrit par Sébastien Bohler, pour son bien et celui de sa tribu, sans limite. Il n’existait pas de lutte des classes et chacun acceptait son rôle, bon gré mal gré.

Tous… sauf son remplaçant qui se renforçait, apprenait, attendait son tour. Celui dont le striatum était hyper actif, avide de sexe, de nourriture et de statut social, de dopamine. Son successeur uniquement ? Certainement non ! De tous temps les coups bas, les complots, les Premières Gâchettes (allusion aux film culte les Tontons Flingueurs, et notamment chez les républicains à Christian Jacob, Nadine Morano, Rachida Dati, Éric Ciotti, les flingueurs tous azimuts.), les prêts à tout, pour monter d’un cran dans l’échelle de corde sociale, se préparant aux festins ! Etienne de la Boétie les nomma les tyranneaux dans son «  Discours de la servitude volontaire », prêts à toutes les vilainetés pour plaire au chef et dominer ses semblables des couches sociales du dessous.

Deux pages à suivre, empruntées expliquent, l’une le principe d’une société potentiellement harmonieuse et l’autre les limites abominables, avec Vladimir Poutine… 

Le Striatum c’est l’instinct de vie tout simplement, comme l’explique Sébastien Bohler dans son livre, répondre aux cinq commandement immuables ou disparaître : il créé l’envie et gère le circuit de la récompense en distribuant de la dopamine. Puisqu’il a conduit homo sapiens jusqu’au XXIème siècle, vive le striatum !

On ne refait pas le film !
Écrivons un nouvel épisode de cette aventure humaine en prenant soin que ce ne soit le dernier. «  … il n’y a pas une fatalité dans le cerveau, mais il y a des forces profondes qui nous viennent du fond des âges. (cf. bug humain) »
Apprenons à connaitre le Striatum, à le domestiquer. Nous ne sommes plus dans l’ère de Toumaï où tout était rare. Le striatum reste indispensable mais obsolète, alors vive le striatum 2.0 !

La comparaison sociale.

Assis derrière les écrans, massés dans des meetings surchauffés où la dopamine coule à flots, comme dans l’allégorie de la caverne de Platon, beaucoup d’électeurs se satisfont de l’interprétation du monde, du babillage de cette aristocratie cocardière, désormais poissonnière dans le langage !
Nous sommes conscients, enfin pas tous, que nos comportements menacent la survie de la planète, mais le striatum lui ne connait que le présent et ordonne : « Arrête tes âneries, hier, demain on s’en fout c’est aujourd’hui qui compte ! » Alors par milliers, des citoyens occupent les rues du samedi, il y a de la dopamine dans les foules hurlantes, revendiquant une amélioration de la fin du mois et un partage des richesses alors que c’est le partage des ressources vers lequel il faut aller.

Chaque année, au niveau de la France, nous usons trop notre Terre ronde et unique. Il faudrait, à l’échelle nationale 1,7 planète pour assouvir tous nos besoins, nos envies. Ces moments de revendications, communion laïque, sont prétexte à distribution gratuite de dopamine, comme une rencontre sportive, une messe, une manifestation ou un meeting politique… dopamine, dopamine.
Les économistes, certaines vedettes médiatisées, les politiciens, le savent, sinon ils seraient des incompétents notoires ou personnes méprisables. Mais leur striatum personnel les stimule, les aiguillonne : « Aujourd’hui te dis-je , tu es bien au-dessus de tous ces gens pour écouter ces sornettes. Exécute le programme, mon programme et tu auras toi aussi ta récompense… Non tu n’es pas délinquant ou mauvaise personne, tu es un géant hors sol ! »

Revenons quelques instants au livre de Sébastien Bohler,  (cf. page 71, Le bug humain)  : « … Si les extraterrestres bien intentionnés que nous imaginons depuis le début de ce livre nous observaient depuis la première heure, ils n’auraient sans doute pas misé bien lourd sur cette espèce bipède balbutiante. Pourtant, les humains étaient organisés. Ils chassaient en groupe et parvenaient à capturer des proies de taille imposante grâce aux capacités de planification et de coordination de leurs cerveaux communicants. » Mais, alors pourquoi une espèce qui avait si peu de chance de survie et qui domine le monde est-elle aujourd’hui suicidaire ? Pourquoi les cerveaux communicants ne jouent-ils plus leurs rôles ? Plusieurs causses accélèrent notre fuite en avant. 

« … La fin du mois, pas la fin du monde… » « fumer tue…, oui, mais pas tout de suite ou jamais, etc. » Sébastien Bohler explique que globalement seul le présent compte.  (cf. vidéo) Notre surconsommation à outrance est possible grâce au progrès et à la technologie et à l’ingéniosité des dirigeants, américains notamment. 
(cf. Le bug humain page 94 & 95) : ( Charles Kettering, alors vice-président de General Motors, déclarait ainsi dans les années 1920 : « La clé de la prospérité économique, c’est la création d’une insatisfaction organisée. » Le même principe était énoncé quelques années plus tard par l’économiste John Galbraith, pour qui l’économie avait pour principale mission de « créer les besoins qu’elle cherche à satisfaire. »
En 1929, Herbert Hoover, alors Président des États-Unis, commanda un rapport sur les changements de l’économie, dont Rifkin livre un extrait dans la fin du travail (Jeremy Rifkin édité 1995) : « … de nouveaux besoins ouvriront sans cesse la voie à d’autres plus nouveaux encore, dès que les premiers seront satisfaits. … La publicité et autres moyens promotionnels … Notre situation est heureuse, notre élan extraordinaire. »  

C’est utopique de penser que l’on peut changer les choses.
Oui mais cela vaut le coup d’essayer, surtout lorsque l’on connait le mécanisme mental : créer un besoin qui ne détruirait pas la planète. Promouvoir le frugal.  

La manette et le Playmobil.

Beaucoup de nos concitoyens manifestent, revendiquent la liberté mais ils sont télécommandés par ceux qu’ils dénoncent, notamment les forces de l’argent. Il faudrait déconnecter les touches Envie et Comparaison de cette télécommande diabolique, mais cela ne serait pas suffisant, d’autres boutons puissants sont à l’œuvre.

Avant de s’éloigner vers la droite, sur Cnews et bavarder avec Éric Zemmour, Michel Onfray, en 2016  dans le cadre de l’Université  Populaire de Caen animait une conférence sur le thème : « Le monde comme volonté et comme prédation.» 
Il donnait une dimension ontologique au déterminisme, à l’opposé du libre arbitre. Les deux premières lignes du synopsis de sa conférence sont éloquents : 
 « Première partie : OBEIR A SON PROGRAMME
 Quand il est prédateur. L’homme obéit à sa nature.» 
Sorte de Jean de la Fontaine, Michel Onfray prend l’exemple du grillon victime d’un vers nématode l’Anguiullicoloides crassus. Écoutez :

Métaphoriquement, le ver et le grillon décrits par Michel Onfray évoquent pour moi l’église, la mosquée, la CGT d’aujourd’hui et le petit enfant. L’éventail des nématodes logiques est immense et très varié.
Si les cinq instructions de base de notre striatum, gage de survie, sont indispensables comme la roue au vélo, de nombreuses injonctions exogènes ne le sont pas. À l’instar du petit carton qu’enfant nous glissions dans les rayons de nos bicyclettes rouillées pour chevaucher une mobylette imaginaire. Pour ceux qui s’en souviennent, de la joie oxygénait notre sang, injectait du bonheur aérobie dans nos artères juvéniles. Cet accessoire inutile nous était indispensable. Nous étions souvent des enfants de familles modestes avec peu d’accessoires ludiques, et beaucoup de réserve pour l’imagination espiègle.
Libres comme l’air dans nos cheveux taillés bizarrement par un parent, libres nous l’aurions juré… Libres d’être agréables au petit Jésus ou coupables du lui faire du mal. Libres mais conditionnés, nématodisés  ! 

Les croyances religieuses, qu’à peine avais-je conquis tardivement la bipédie, on introduisit dans mon cerveau, il m’a fallu six décennies pour m’en défaire, en partie grâce à Michel Onfray.
Quel retournement lui qui pactise et côtoie désormais le curé sur Cnews.  Sans doute suis-je tortue, cependant peu font ce rejet de l’endoctrinement tant il est incrusté, tatoué à l’intérieur du cerveau.
Savez-vous qu’aux États-Unis, l’ex vice-président de Donald Trump, Mike Pence est créationniste : la terre plate créée en six jours ? 

La télécommande universelle !

Je m’aventure en terres humaines incertaines, car les extrêmes sont très différents.
En direction de la droite, à l’extrémité, au bord du pôle noir et glacé des cœurs durs, le nématode que l’on pourrait nommer : Catholicus hainus est très bien supporté notamment chez la manif pour tous, Génération identitaire, etc. Ils le nourrissent, décomplexés l’exposent désormais au grand soleil. À la recherche d’un porteur, même malsain, le plus conservateur, le plus intégriste possible. Ce nématode mental m’a inspiré une satire reconstituée.

« Un dimanche, à la sortie de l’église, le curé discute avec une paroissienne. De dos, on ne voit pas son visage, ça pourrait être Christine Boutin qui est contre les mariages pour tous mais pour le sien avec son cousin : 

  • Notre ainé Jean-Eudes est très handicapé, tout difforme… c’est un cadeau de Dieu !
  • Le benjamin Pierre-Paul… a été violé par un prêtre… c’est la volonté de Dieu !
  • Le Cadet … est ingénieur en …, nous l’avons chassé de la maison… c’est un monstre, il est homosexuel  !

En 2015 ou 2016 un collègue me contât ce qu’était advenu un de ses amis homosexuel. Il s’était pendu. En représailles, punition pour sa vie monstrueuse, ses parents le jetèrent nu dans un cercueil. Mon collègue très ému avait des larmes aux yeux. L’église ferme ses portes aux suicidés et les parents aux homosexuels… Franco, Pinochet eux furent pardonnés de leurs crimes, grâce au goupillon magique !

Malgré son cœur nauséabond, ce n’est surtout pas pour l’absoudre, mais Marine Le Pen a une marge de progression dans le répugnant sans doute. Car, en fait elle file devant les extrémistes de droite qui se cherchent pire encore. Hitler, Franco, Pinochet, c’est déjà fait, alors Éric Zemmour ferait bien l’affaire. Il a fait sortir les monstres ordinaires des bois puants de l’extrême droite, au titre d’une supériorité de la race blanche, de l’amour des drapeaux encore dégoulinant du sang d’innocents. 
Si un diable rusé existait, ces bons catholiques abandonneraient Zemmour et s’agenouillerait devant lui, tout est bon… pour remonter le temps, revenir en arrière : des nègres pour agrandir la France, un peuple dos courbé devant l’église et le maître.
L’homme fournissant les bras pour les travaux, le sang pour les guerres et la femme le ventre réquisitionné pour fabriquer l’ouvrier et le soldat. ( Dixit Jordan Bardella sur France Inter le 13 janvier 2020 ) : « …  Certains dans la classe politique nous expliquent. Les futurs travailleurs français il faut aller les chercher à l’étranger. Eh bien moi je réponds que les futurs soignants, que les futurs médecins, que les futurs fonctionnaires, que les futurs artisans de l’économie française il faut les fabriquer nous-même).

Sans l’instruction, avant que la science vienne tout compliquer, le peuple était un bon animal de trait qui ne vivait pas trop longtemps, consommait peu. Celui qui se rebellait passait par les flammes ou le garrot. Le monde allait si bien, fut-il plat ! 
La pollution, les ressources qui s’épuisent, la surpopulation c’est la faute du peuple, l’insécurité c’est l’étranger. La nostalgie égoïste et nauséabonde est la cause première de la montée en tous pays des extrêmes droites. Cela pourrait être cocasse si ce n’était un commerce de dupe : les contempteurs de l’immigration sont les amis des principaux exportateurs ; vassaux en puissance des dictateurs qui œuvrent pour eux dans les pays aux peuples opprimés et poussent des malheureux, maltraités vers nos frontières…

Les chefs d’extrême droite partagent les aspirations des nostalgiques haineux. A l’opposé, il me semble qu’une majorité de partisans d’extrême gauche est victime expiatoire des abus de notre société de consommation. L’humain fait partie du millions d’espèces menacées d’extinction. Ils sont en première ligne, les plus vulnérables. 
La porosité entre les extrêmes n’existe que dans un sens unique. On n’a jamais vu d’électeurs de l’extrême droite rejoindre la France Insoumise. Et, le mouvement anachronique des malmenés de gauche vers le RN ressemble à une dinde allant, l’aile dans la main du boucher.
Sur la planète de gauche à laquelle j’ai appartenu, une forte volatilité due aux promesses politiques vaporeuses depuis Mitterrand, s’est accélérée en apothéose avec Hollande et Hamon ; je m’en éloignais déjà. Mais, si je me défis de la religion ce n’est pas pour adhérer à une cause aussi mortifère et trompeuse que celle de la France Insoumise. Même les socialistes et les écologistes se comportent comme des équilibristes charlatans… comme quelques exemples à venir en attesterons.

Pablo Servigne dont les interventions médiatiques m’agacent car il méprise une étape : l’avant effondrement et passe directement à (« … c’est l’an 1, j’ai béni ! »)  Il y aura des souffrances, des horreurs, des inhumanités… que l’on peut tenter d’éviter. Cependant il a une analyse pertinente pour une politique de crise aigüe, comme celle qui est proche devant nous. Lors de la vidéo avec François Ruffin :  « DERNIÈRE BIÈRE AVANT LA FIN DU MONDE », vers la fin il explique : « …Une des politiques d’effondrement : le rationnement. C’est limiter les ultra-riches et donner le minimum aux pauvres. Ça créé un sentiment d’équité dans un contexte de limite, de limitation. C’est extrêmement bénéfique en tant que sentiment pour les individus d’un groupe… »   

Jean-Luc Mélenchon, le rusé, pour appâter les âmes en déshérence, a désigné un grand méchant loup. Et, les  lignées de communistes et cégétistes dont le ver de la lutte des classes a été introduit dans le biberon ne voient pas qu’on  les trompe.
Dans la suite de cet écrit, je présente des mesures réellement de gauche !

Mélenchon aiguillonne les gens, les prépare à une révolution dont il serait le Fidel Castro, le Lénine, le Pol Pot. Malheureusement pour lui, il n’a que des accès de fureur, sa faconde et des oxymores à offrir : des libertés bâillonnées, libertés emprisonnées, libertés torturées, mais libertés bien vendues par un excellent orateur… il faut être extrêmement habile pour arriver à justifier l’injustifiable, quand la liberté est menacée par une dictature aimante (néologisme d’aimant, qui attire) dont voici l’une de ses porte-parole en vidéo.

À propos de liberté, voici le récit d’un voyage personnel :  En 2017 nous fîmes un voyage à Cuba avec un couple d’amis. Au lendemain de notre arrivée, nous avons pris un de ces vieux taxis cubains typiques pour un circuit dans la Havane. Au retour des quartiers La Habana Vieja et Habana del Elste, sur l’Avenida Monumental, la superbe Buick décapotable rose de 1954 ronronnait. Ses huit cylindres buvaient goulument un litre de carburant tous les cinq kilomètres. Le soir tombait. Nous avions les cheveux au vent et la joie aux cœur. Avant de nous enfoncer dans le tunnel qui passe sous la Bahia de Habana, je pense que nous avions une bonne tête, le conducteur nous fît cette confidence parlant de sa ville: « La havane c’est deux millions d’habitants et un million de policiers.(*)» Nous n’avions pas tiqué, les policiers ne semblaient pas plus nombreux qu’en France. Nous avons réalisé ensuite par de petites touches de gaité feinte, de silences, de sourires obséquieux que ce peuple servile et méfiant manquait de l’essentiel : la liberté et se méfiait de son voisin, peut-être de son parent : emprisonné à l’air libre depuis six décennies. La faute au blocus américains : la faute aux autres !!! 

(*) Dans la rue, on les appelle communément les « trompetas, » les balances. (cf.  lemonde.fr du le 18 septembre 2015.

Donnons la paroles la parole à l’un du million de trompétas : « Trompetas ? C’est une grossièreté populaire ! », s’offusque Pedro Guerra Anglada, un habitant de La Havane, qui se présente comme l’un des membres « fondateurs » des CDR (Comité de Défense de la Révolution), « là depuis cinquante-cinq ans ». « En fait, les cederistas ont dénoncé toutes les mauvaises actions pour défendre les conquêtes de la Révolution…».

Tous derrière et lui devant.

Il y a 20 ans, solennellement un homme prononçait un discours qui encore aujourd’hui résonne dans les mémoires. C’était la prise de conscience, le début pour une ère nouvelle. C’était le 2 septembre 2002. C’était Jacques Chirac lors du sommet mondial du développement durable à Johannesburg en Afrique du sud : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l’admettre. L’humanité souffre. Elle souffre de mal-développement, au Nord comme au Sud, et nous sommes indifférents. La terre et l’humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables… Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas! Prenons garde que le XXIe siècle ne devienne pas, pour les générations futures, celui d’un crime de l’humanité contre la vie… »
C’était le président de la 5ème puissance mondiale qui jouit encore aujourd’hui de cette réputation de lanceur d’alerte. Ce fût… le champion de l’immobilisme, seul président de la Vème  République délinquant condamné à deux ans de prison avec sursis, ayant une rue à son nom avant sa mort.

Les chefs de clans, incarnation des espoirs des peuples hétéroclites, répondent à leur nature et ne sont intéressés que par eux-mêmes, leurs appétences aux avantages et honneurs. Avoir sa rue ou sa statue, comme celle que je vis en 2009 place d’Armes à Montréal. Sur son socle dominateur Paul Chomedey de Maisonneuve, le fondateur de la ville, installé pour la postérité et l’éternité. La tête et les épaules recouverts de fiente de pigeon, son habit de bronze noirci, strié de merde de ramiers bien nourris qui dégouline,  comme de la confiture, jusque sur les chaussures. 
Des millions d’années d’évolution humaine pour en arriver là ! Les plus au centre, de ce que l’on nomme l’échiquier politique, craignent trop pour leurs carrières et paralysés par les sondages se cantonnent au niveau des promesses.

L’extrême droite cherche son autocrate pour rembobiner l’histoire mais l’eau du fleuve ne remonte jamais à la source, tout juste peut-elle s’empourprer du sang d’innocents, et d’immondices menteurs. L’extrême gauche a déjà son despote rêvant de révolution, et de ses modèles dont les citations sont éloquentes, comme celle de Lénine  :  « Le peuple n’a pas besoin de liberté, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise… »

De plus en plus d’abstention, atteste le commentaire de cette sympathique voyageuse Lituanienne : « … ce n’est jamais ta faute. C’est la faute d’un système, c’est la faute des autres ! » Comme l’a dit Victor Hugo : « Le peuple est conduit par la misère aux révolutions et ramené par les révolutions à la misère. » 
Les rues violentes n’apportent qu’une dopamine éphémère le samedi, le dimanche la haine reprend le dessus, prémices de grandes souffrances.

Utopie… tant pis !

Il est permis de rêver : « Rien ne s’est fait de grand qui ne soit une espérance exagérée. » (Jules Verne) Et, si demain les français décidaient que l’avenir de leurs enfants est plus important que les envies souvent artificielles et les injonctions exogènes ; que les contraintes nécessaires ne sont pas des punitions et que nous pourrions certainement assurer un avenir aux générations futures. 
Ce serait magique, magnifique et pourtant cela ne serait pas suffisant car même si la France est trop pollueuse et dispendieuse son impact est négligeable à l’échelle mondiale, dont la population croit chaque jour de l’équivalent de la ville de Rennes.

Alors comme au 18ème  siècle où la France devint le modèle, le pays des lumières, il faut redonner l’exemple, être avant-gardiste avec une République Humaine, Durable et Équitable. 
Comment être à nouveaux leader du monde libre, désactiver les touches « Dieu, Marx et Pub » sur cette manette de jeux mortifères ?
À suivre les bases : éducation, écologie, économie, droits d’homo sapiens et vivre ensemble…

Les bases d’une nouvelle république.

Un soupçon d’espoir.

Dans la première partie, j’ai tenté de souligner la mécanique impitoyable commune à toutes les espèces du vivant. Chez homo sapiens la volonté de prédation : compétition avec le semblable ; exploitation du subordonné. Dans son livre l’âne et l’abeille, citant Aristote, Gilles Lapouge explique que la politique et le langage sont les deux outils pour construire une société. Dans le cas de la France où liberté, égalité fraternité sont des vœux pieux. Du plus loin dont je me souvienne la politique et le langage en France n’ont jamais servi réellement dans ce sens pour les intérêts des plus vulnérables.
Les plus faibles sont profondément maintenus dans leurs conditions par carence en savoirs, seuls outils d’émancipation : savoir être, savoir-faire, savoir se défendre, savoir entreprendre… savoir percer les plafonds de verre : sortir du lot, dépasser le sentiment d’imposture, comprendre  que l’échec n’est pas nécessairement définitif. ( Les Vertus de l’échec de Charles Pépin )

Par-delà une politique défavorable, la démocratie serait-elle aussi un obstacle aux fondements de notre République ? 
Notre démocratie bancale est-elle brutale, inhumaine, illégale, alors que la révolution souhaitée par la Nupes serait altruiste ou qu’une gouvernance autoritaire du RN serait généreuse avec le peuple et Nicolas Dupont Aignan un prophète pas suffisamment reconnu ?
Objectivement non, la démocratie est naturellement d’essence manichéenne : c’est la pire des solutions politiques à l’exception de toutes les autres et la majorité obtient les clés pour la gestion du pays. C’est la règle oubliée du jeu démocratique parce que le vivre ensemble devient une tolérance impossible sous les impulsions égoïstes des Toumaïs modernes : Mélenchon, Le Pen, Dupont-Aignan, Lasalle, etc.   

Si 50% des bulletins exprimés plus une voix pour une promesse l’emportent, ça ne veut pas dire que les 49,99% pour une autre perdent, c’est simplement qu’ils ne représentent pas la majorité. Il est abusif de prétendre que Macron est illégitime parce qu’il a été élu grâce au rejet de l’extrême droite et qu’eux n’auraient  pas bénéficié du rejet de « ce banquier hautain et méprisant» pour atteindre des scores inférieurs.
Gagner, perdre  sont des notions guerrières et ma proposition de 6ème République ne l’est pas comme vous le découvrirez dans la 3ème partie : « Vivre Ensemble. »

Revenons aux bases d’une nouvelle république, à l’éducation et à l’enseignement distributeur des savoirs et le vivre en communauté. Déjouer le ragot, la rumeur et « le fake » nécessite un processus complexe et l’autonomie n’est pas un paquet cadeau qui tombe du ciel prêt à l’emploi, il doit suivre un cheminement d’enrichissement intellectuel. 
L’exemple ci-dessous montre que ce qui a circulé s’est cantonné à une information brute destiné à créer une rumeur, une opinion, un sentiment, au final un rejet du grand méchant loup : le journal de 20 heures du 4 avril 2021 sur France 2 faisait la part belle à La Covid-19, notamment l’impact de la pandémie sur le moral des jeunes. Un reportage illustré par la photo ci-dessous reportait la responsabilité entière du gouvernement qui sacrifiait ses enfants :  « c’est toujours la faute de autres ! »

Etonnamment, le même soir un peu avant 21 heures, ce que j’espérais depuis longtemps est arrivé à la télévision Française. Cet évènement ne restera pas dans l’histoire et pourtant… Depuis le début de la pandémie un an plus tôt, le personnel politique d’opposition au grand complet, la France des observateurs, les français en masse… même les psychologues et psychiatres avaient rejoint le parti de la débâcle, de l’accusation, nourrissant d’anxiété générale de la population : un pétainisme généralisé !  
Regardez comment Laurent Delahousse terminait son journal du dimanche soir sur France 2, suivi d’une communication institutionnelle.

Ce furent les premières lueurs d’espoir médiatique en quinze mois… quelques graines d’optimisme semées à la volée, alors que depuis plus d’un an l’anxiété était injectée dans l’esprit des concitoyens : le vaccin anti-covid, non ! Les injections anti gouvernementale, oui !
Le défaitisme est coriace. Quelques temps après, un soir alors que j’étais dans la pièce d’à côté, le spot officiel passait sur France 5. Je n’ai vu son visage mais je crois, d’après la voix, qu’il s’agissait de Nicolas Bouzou, le jeune et talentueux, déjà très célèbre économiste, qui disait : « A la limite c’est une publicité mensongère, les vaccins ne sont pas disponibles… ». L’espoir étant une publicité mensongère : demandez donc aux Ukrainiens !

Pour débuter cette seconde partie, je redonne la parole à Étienne de la Boétie qui au XVIème siècle dépaysait ses cibles pour critiquer le pouvoir absolu… 

Faisant écho au premier extrait du discours sur la servitude volontaire cité au début de cet écrit, on comprend aisément que l’Église et le Roi maintenaient le bas peuple dans l’ignorance pour mieux l’exploiter et l’asservir.

Aujourd’hui, la France pauvre et modeste, la France d’en bas post révolutionnaire et socialisme reste sur sa faim devant l’orgie consumériste et funeste et l’incapacité des dirigeants de gauche à proposer un avenir équitable… 
Les chapitres à venir ont l’ambition de montrer qu’il n’y a pas de fatalité. Notre planète martyrisée est une opportunité pour initier un changement, une révolution copernicienne et non marxiste ! 

Depuis toujours privé d’éducation et d’enseignement adaptés, éloignée d’écosystèmes favorables, nourrie de mensonges par des démagogues, la France d’en bas ne peut qu’être maintenue dans la colère et l’envie… en proie aux démons de la violence.

Alors, dans quel but le nouvel académicien François Sureau en septembre 2019 ( cf. vidéo présentée chap. :  La démocratie effilochée.) décrivait un état oppresseur dans son livre : « la liberté à déjà disparu » ? 

L’Académie Française fondée en 1634 par Richelieu afin de préserver la langue française, d’en définir les normes et d’en encourager les bonnes pratiques…
Aujourd’hui elle héberge un intellectuel séditieux soufflant sur les braises de la colère, dessinant un pouvoir autocratique alors qu’il s’agit plutôt d’un pouvoir démocratique sapé en permanence, attaqué de toutes parts.
Dans ce chapitre destiné à l’éducation et l’enseignement de la jeunesse française, je pense qu’il est intéressant de dénoncer une autre erreur de casting. Depuis plus de cinquante ans il exerce la profession de philosophe et comme François Sureau, depuis 2014 il porte l’habit vert de l’Académie Française. Alain Finkielkraut a une conception singulière de l’usage du français pour défendre l’injustifiable, comme vous allez le découvrir dans ce montage vidéo : 

Education : l'école primaire.

Si l’on devait caractériser ma propre scolarité passée. Ce serait : beaucoup d’absence, une tenace « cancritude » et une sortie anticipée bien avant le BAC. C’était l’école d’un futur boomer né huit ans après la guerre… soit disant la dernière.  Cela fait désormais cinquante ans ; quelques années plus tard je prenais conscience de mon retard et depuis je courre après le temps perdu ! Toutefois, je constate que certains premiers de classe avaient tout appris alors que je ne savais rien et se reposent désormais sur le matelas d’une vieillesse égoïste… ils feront comme nous, ils se débrouilleront !

Revenons à l’éducation : l’école a-t-elle réellement changé depuis Jules Ferry ? 
En 2022, les attendus de l’enseignement scolaire concernent avant tout les besoins économiques. 
Dans un monde désormais en surchauffe et en perdition, la formation s’arrête là pour l’immense majorité des enfants. Une ébauche de l’adulte en devenir sort du moule de l’éducation. La société prépare la sélection, encourage la compétition et insidieusement génère la haine du voisin, du collègue, de l’émigré… L’école ne prépare pas suffisamment aux défis à venir ; à l’avenir tout simplement, aux accidents de parcours et à la fraternité, base de notre république. Il manque un étayage interne, un début de complétude qui a toujours été négligée dans l’enfance du peuple : ça suffit bien pour semer les blés, tourner des boulons ou percer l’ennemi !

Si l’on veut une évolution humaniste et durable, il faut un enseignement ad hoc. Il faut décloisonner l’enseignement tout en renforçant l’école de la république, dans son but et à l’intérieur de ses murs : décloisonner sans pour autant permettre des extensions clivantes, la prolifération de cabanes intellectuelles sectaires ; une école de la république laïque unique pour tous, à la limite privée mais non confessionnelle.

Dans cette période charnière où l’humain perd sa place remplacé par l’intelligence artificielle et les robots où le citoyen perd ses repères et cherche les boucs émissaires, une charpente solide, humaniste est indispensable. 
La découverte de l’Être, de l’autre et du Moi, du vivre ensemble, par la psychologie et la philosophie doivent être abordée, enseignée dans les classes préparatoires de manière ludique dès six ans et tout au long de la scolarité. On me dit que tout ça c’est utopique. Pourquoi utiliser le futur ou le conditionnel quand tous le conjuguent au négatif, le présent sied bien à mon projet.
La natation, et l’initiation musicale entrent également dans la liste des enseignements de base des premières années : lire, écrire, compter, nager, jouer de la musique sont indispensables pour épanouissement à l’âge adulte.

Chaque année et en particulier à la fin des trois premières années, l’écolier qui ne maitrise pas ces savoirs traditionnels ne doit pas être ostracisé mais accompagné : arrêtons  la sélection précoce ! La priorité est l’acquisition des savoirs et non le respect d’un calendrier éducatif. De la même manière, les enfants précoces et agiles intellectuellement seront encouragés et stimulés. Regroupant plusieurs établissements, un fablab kid doit être mis en place dans la majorité des villes pour découvrir les pépites (atelier de fabrication ou de bricolage pour les enfants astucieux, ingénieux…)

Un professeur des écoles sera l’enseignant principal et simultanément le responsable d’une équipe d’assistants : étudiants, retraités, bénévoles… certains auront une expertise forte dans un ou plusieurs domaines. L’objectif du primaire n’est pas de faire une sélection précipitée, comme des poussins dans un élevage industriel. J’entends dire parfois que l’enseignant sait rapidement que certains élèves resterons en retrait, cantonnés aux tâches subalternes… 
Dans la liste des savoirs indispensables à transmettre il faut ajouter la bicyclette : le vélo ça ne s’oublie pas, aussi faut-il l’apprendre. L’école primaire doit aider l’apprentissage indispensable aux enfants privés de bicyclette. 
Des régions françaises aux aspirations sécessionnistes réclament leur langue régionale enseignée  dans les école de la république. La langue créé des barrières, l’école n’est pas faite pour cela. Réduisons déjà celle qui existe ! Dès le plus jeune âge, à définir, le braille et le langage des signes seront intégrés aux programmes scolaires de manière ludique. Une initiation au secourisme sera prévu également.

Par l’intermédiaire d’animation en petits groupes, l’initiation au théâtre, le travail sur la mémoire, la découverte de langues étrangères, etc., susciteront le questionnement, feront naitre le débat, renforceront l’oralité, le dialogue, la réflexion, le respect qui manquent de plus en plus dans notre société. Petit à petit, à son rythme, l’écolier doit acquérir les bases pour une autonomie bienveillante, atout d’une réussite de sa vie d’adulte.
Par dynamisme l’enseignement psychologique et philosophique assèchera les perversions de la société qui se cachent dans des familles, les groupes religieux ou sectaires. Le huis-clos est le compagnon des pervers et la parole libérée son pire ennemi. La parole libérée donnera la force aux enfants : inceste, pédophilie, racisme, violence conjugale, harcèlement de signaler les crimes.

C’est anecdotique et clivant, en cause la sémantique sans doute, l’uniforme à prix abordable, le même pour tous pendant le primaire et le secondaire est la meilleure solution pour effacer temporairement les différences sociales. L’uniforme rebute le gauchiste et séduit le conservateur, alors appelons-le costume, maillot.  La justification de ce choix est aussi une forme d’enseignement, de prévention au dictat précoce des injonctions sociétales.

Études supérieures.

Rousseau, Montaigne ou Héraclite s’éclaireraient-ils encore à la bougie ?
Je n’ai aucune animosité envers ce professeur de la Sorbonne, dont j’ai oublié le nom et qui plaidait sa cause, un soir d’automne 2020 à la télévision, selon lui le présentiel étant indispensable à l’interaction avec les étudiants.
Je n’ai pas suivi d’enseignement supérieur, aussi je ne peux témoigner. Cependant, combien de fois ai-je entendu parler d’amphithéâtres bondés où le professeur s’éclipse aussitôt après son cours magistral. Il est rarement question d’échange.

Prenons l’exemple du musée du Louvre qui décentralise à Lille, Abu Dhabi ; la culture va à la rencontre des habitants ! Plutôt que de faire venir de la France entière, voire de l’étranger des milliers d’apprenants, il faut imaginer une autre organisation. Une évolution est possible et souhaitable grâce à l’informatique et aux réseaux Internet.
Décentraliser l’enseignement n’aura que des avantages : libérer des moyens financiers, libérer des logements dans les métropoles, lutter contre les marchands de sommeil, éviter la paupérisation de nombre d’étudiants de familles modestes, économiser des ressources naturelles, ouvrir l’acquisition des connaissances et des savoirs  à un plus  grand nombre, permettre la formation continue…

Il ne s’agit pas de mettre en doute l’utilité et les qualités pédagogiques des professeurs, bien au contraire, mais d’adapter l’université au XXIème siècle : décentraliser, moderniser, ouvrir, renforcer ; faire tomber les plafonds de verre !
Les confinements de la Covid-19 nous ont montré l’exemple.
Décentraliser en faisant un maillage du territoire avec des classes, ou amphithéâtres à taille humaine dans les cités universitaires existantes, voire en créant d’autres pôles…  Les grandes universités conservant un potentiel d’accueil supplémentaire pour du présentiel temporaire. L’enseignement est assuré selon plusieurs modes : en présentiel pur dans l’existant ; en présentiel assisté ailleurs, le cours est diffusé sur grands écrans et des professeurs assistants entretiennent l’interaction ; en distanciel pur aménagé.
Moderniser et ouvrir en utilisant tous les moyens digitaux et en ouvrant l’université, sorte d’Urbi et Orbi du savoir. Cela existe déjà avec les MOOC -Massive On line Open Course-, proposé en dehors de l’éducation nationale. Aujourd’hui si vous manquez votre train vous prenez le suivant, avec l’enseignement ce n’est pas possible, vous rester sur le quai pour assurer des tâches subalternes. Les retardataires, les personnes défavorisées sont définitivement déclassés…  C’est du pain béni pour les pouvoirs autocratiques, mais pas que… Ceux qui sont entrés dans le métier par la grande porte et qui font barrage de la rétention ou illustrent le principe éponyme de Peter.

L’Université doit également s’ouvrir à tous et à tout âge. Le monde se métamorphose, pour l’avantage ou au préjudice de l’humanité mais cette mutation est certaine, inéluctable. Il ne doit plus être obligatoire de valider un plan de carrière à partir de quinze ans, il suffira de suivre ses inclinations et ses vocations… dans des circuits ouverts et se réorienter en cas de nécessité ou par choix.
Renforcer l’enseignement et l’éducation qui doivent être des priorités absolues gage de paix sociale. Sans anticiper sur les moyens et leurs financement, Il faut prévoir plus d’intervenants face aux étudiants, un accès à la formation gratuit et permanent, l’encouragement à la recherche appliquée avec des fablab, des écoles d’entreprise, etc.

Élucubration ?

 J’ai cherché, sans retrouver l’auteur de cette citation, Pascal peut-être : « L’homme fait son chemin dans un mode qui ne veut rien. » 
Quoiqu’en pense Bezos, Musk, Zuckerberg, l’humanité est dépendante in aeternam de la planère terre… Il n’y a pas d’autre Maison habitable à portée de l’humain. Sauf à mettre au point un scanner, copieur/désintégrateur dans lequel l’individu serait transformé en formule chimique ou mathématique. Cette formule serait envoyée dans toutes les directions par un modem adapté. Après un voyage sans encombre en milliers d’années-lumière l’individu arriverait sur une planète paradisiaque, vierge et pleine de ressources, un nouvel Eden… sans démodulateur… Mais sans démodulateur… La terre, à quelques milliards de kilomètres de là aurait fait un reboot complet ! 

La terre à cinq milliards d’années d’expérience. Elle en a vu de toute les couleurs, elle suit son propre rythme fait de physique et de hasard. Cependant, nous sommes intimement liés de manière ontologique. Sans l’une, l’autre est condamnée et sans l’humanité, une intelligence supérieure pour la sublimer, la terre sombre dans le néant, dont elle n’en a que faire.
La terre s’abime et l’intelligence collective déraisonne ! Lorsque le sage présumé de son doigt énervé montre… son nombril, le sot croit voir le centre du monde : allusion à  Finkielkraut.
L’activité humaine, principalement depuis deux cents ans cause de profonds dérèglements climatiques et ce n’est pas la poésie qui sauvera le monde. Paraphrasant ce vieux philosophe académicien : «Écoutez ! Je trouve lamentable que des adultes s’inclinent aujourd’hui devant les péroraisons séniles de Monsieur Finkielkraut, quel que soit son appétence médiatique, je crois que l’avenir mérite mieux.»

Des changements radicaux pourraient aider à la poursuite harmonieuse de cette cohabitation. Mais, par facilité ou paresse intellectuelle le conservatisme et le soixantehuitarisme refusent l’évidence, craignent le déclassement médiatique.
Comme l’a dit Edgard Faure à propos de la politique : « L’immobilisme est en marche et rien ne l’arrêtera.» Les frontières ont disparu entre la politique et certains intellectuels, ceux qui évoluent hors sol. L’immobilisme s’étend et l’obscurantisme se réinstalle.
La nature a horreur du vide, fût-il intellectuel !

Ecologie et économie : E2/A*

Pierre de Coubertin.

Aujourd’hui, privilégier l’économie au dépend de l’écologie devient suicidaire et pourtant la majorité des économistes ne savent pas gérer l’équation.
Ainsi, aux jeux de Londres en 2012, 4 à 5 milliards de téléspectateurs ont assisté aux épreuves et environ 8 millions de spectateurs cumulés furent présents dans les stades soit 0.16%. Autre point de vue : 99.84% ont assisté derrière leurs écrans aux épreuves. Reprenons la mesure avec le Stade de France 0.16% de ses 80000 places soit 128 spectateurs sur place. Étonnant !

Des travaux gigantesques pour la Russie et la Chine, des expulsions, des régions ravagées, des terres arables bétonnées, de la corruption institutionalisée… Ce qui était compatible avec la croissance sans limite et la planète au XXème siècle ne l’est plus.
De la neige artificielle à Pékin, des stades rendus inutiles à cause de la Pandémie…

De plus, les jeux olympiques sont dénaturés, les principes sont bafoués, l’argent et la corruption sont désormais les fondations invisibles de l’Olympisme dans l’attribution et l’organisation, sans égard pour la planète, les minorités opprimées et les sportifs. Les jeux eux-mêmes sont le prétexte à une propagande interne abjecte. Pour le régime Chinois qui maltraite les ouigours, les hongkongais et qui menace Taiwan, les jeux d’hiver 2022 ont été une aubaine, un défi au reste du monde. 
L’esprit olympique est dénaturé. Dans une vie d’athlètes de haut niveau, la fenêtre des performances optimums est courte et les compétiteurs ne peuvent se permettre de boycotter une olympiade. Ils deviennent otages d’une guerre d’influence portée par des enjeux médiatiques et publicitaires : le juste opposé de l’esprit de Pierre de Coubertin.

Stoppons cette orgie consumériste ! Que la parenthèse ouverte par Pierre de Coubertin se referme à Paris après un peu plus d’un siècle d’errance, comme Ulysse, il est temps de rentrer à la maison. Ne chipotons pas sur la ville, les jeux olympiques doivent retourner en Grèce.

Le scandale de l’organisation de la coupe du monde de football au Qatar en 2022 doit être le signal pour tous les sports : football, rugby dont les mondiaux doivent rester dans le pays d’origine… Pas de nostalgie, juste un retour aux sources et à moins de gaspillage !

C’est juste une évidence écologique que ne semble pas avoir intégré Renaud Muselier, président de la région PACA, au début de l’année 2022, comme le montre la vidéo suivante.

Plus vert que les verts !

Avant d’entrer dans le vif du sujet, voici une note chlorophyllée.
La guerre amicale des chiffres m’oblige à trancher. En 2019 le Figaro en comptait 30 000 (chiffre rond), en 2021 le Monde arrondissait les angles, et fixait à  65 000, avec une augmentation de 400 à 500 par an. Pour ma part, je trancherai à 50 000 pour que l’on arrête de tourner en rond autour de ce sujet, transition douce vers le vivre ensemble…
La France tourne autour de cinquante mille ronds-points. Mesdames et messieurs les écologistes des hémicycles et d’ailleurs qu’attendez-vous pour proposer une loi instaurant la plantation obligatoire d’un arbre minimum par cent mètres carrés sur tous les giratoires de cent mètres carrés et plus.
La France s’enrichirait de 50 000 à 200 000 arbres, l’équivalent d’une forêt de 500 à 1500 hectares… 

Dans la même veine, plutôt que de passer pour un nigaud en disant qu’il n’installerait plus d’arbre mort de Noël à Bordeaux, le nouveau maire écologiste devrait en planter un, voire plusieurs, donnant l’exemple aux autres communes.
Un arbre qui grandirait pendant quelques décennies, décoré chaque année, avant d’être remplacé par un autre, comme dans une forêt tout simplement !
Il y a beaucoup d’initiatives durables en dormance dans les esprits et d’autres encore à inventer !

Logement et le néo moyen-âge.

Il y a quelques années pour des raisons familiales je traversais régulièrement la ville de Craon en Mayenne. Peu après l’usine Lactalis située à gauche, au rond-point par la droite, la D25 monte légèrement pendant environ deux cents mètres. La route offre, avant de redescendre et continuer après un virage serré sur la gauche en direction de Ballots, une vue sur le somptueux château de Craon, construit à flanc de coteau dix ans avant la révolution. 
La première fois, suivie de toutes les autres, la vue du château du marquis d’Armaillé, méprisant la ville en contrebas me transportait vers les baraques, les taudis, les cambuses et le peuple exploité aux bords de la révolte, mais béni par le curé, qui chaque dimanche vantait le paradis et la mort en quelques sortes ! 
Je ne passe plus par-là.  Ce sentiment furtif à l’époque se renforce devant les difficultés d’accession à un simple logement pour beaucoup de travailleurs. La Covid-19 avec l’effet télétravail et Airbnb ont créé une pénurie de logement et une inflation difficilement supportables !

Je n’ai pas encore abordé l’économie d’un présume libéral de gauche, mais il n’est pas question de dénigrer la propriété. Ne parlons pas d’injustices, seulement d’incohérences..

Nicolas Hulot, celui qui parlait au peuple, du fond des mers dans son tuba ( j’ai toujours trouvé cela ridicule et surtout impossible ), le chantre de l’écologie et des leçons de morale est le pire exemple. On lui reprocha d’avoir trois maisons… mais c’était méchanceté, puisqu’il en utile une seule à la fois  !

Les reportages sont légion qui font état de problèmes de logements inhabités une grande partie de l’année. Une dame de Guéthary intervenait à l’été 2022, comme le montre la vidéo.

Il est interdit d’interdire ! Cependant si la République n’agit pas, la situation pourrait devenir explosive. Georges Clooney et Brad Pitt sont propriétaires de domaines dans le sud-est de la France. Supposons que Jeff Bezos (Amazon) et Elon Musk (Tesla) découvrant le sud-ouest de la France décidaient, d’acheter une résidence secondaire, l’un achetant Guétary et les Pyrénées-Atlantiques, l’autre Saint-Émilion et la Gironde ? Vous penseriez que c’est ridicule et vous auriez raison. Pourtant financièrement ils le pourraient avec près de 400 milliards de dollars à eux deux. C’est l’offre et la demande  ! 
Imaginez le nombre de maisons à construire, de terrains à bétonner, de ressources à utiliser si les néo châtelains, bobos achetaient jusqu’à trois maisons, demeures inoccupées onze mois sur douze. Il ne s’agit pas de luttes de classes ni de spolier les propriétaires mais de respecter l’avenir en bannissant les logements inutilisés ou seulement quelques jours par an. Peut-être trouvez-vous cette mesure injuste, communiste… C’est pourtant une mesure de bon sens, ni confiscatoire, ni obligatoire, seulement contraindre les propriétaires à louer ou à s’acquitter de fortes taxes sur la consommation de ressources. 
En France qui n’est sans doute pas une exception, les campagnes se dépeuplent au profit de ruines, de maisons en dormance. Près de chez moi sur route passagère une maison dort depuis plus de quinze ans, en excellent état extérieur avec une toiture neuve à l’époque. Un peu plus loin à la sortie de Trélazé au rond-point en direction de Saumur une grande demeure bourgeoise est abandonnée depuis cinquante ans ou plus, elle a brulé récemment. C’est désormais une ruine calcinée, à l’image de notre planète bientôt peut-être ! Ceci n’est pas une fatalité ! 

Donner du pouvoir aux municipalités.

Commençons par-là ! Cela nécessitera de grandes modifications institutionnelles, mais avec une démocratie directe, les municipalités auront des prérogatives nouvelles :  la taxation dissuasives des résidences secondaires, biens de familles inoccupés ; la gestion préemptive des logements abandonnés ou inoccupés ; la gestions de terres cultivables dans un rayon à définir autour des bourgs et villes. (150 mètres peut-être, pour éviter les pesticides et encourager le maraichage et une agriculture vivrière.) Des initiatives existent déjà dans le sud-est notamment où une municipalité propose à la location deux parcelles à de jeunes maraichers bio. 
Avec l’aide de l’état, en concurrence avec des multinationales de la location, les communes pourront acquérir des parcs de véhicules correctement dimensionnés pour permettre un usage en location remplaçant avantageusement la propriété : entretien, réparation, livraison à domicile, conduite…

Avertissement, 50 ans déjà.

L’engrenage qui nous conduit à notre perte fonctionne désormais sans carter pour en masquer les conséquences sur le climat. Nous sommes entrainés vers toujours plus sans se soucier du bien être réel des citoyens, au nom de l’emploi et du profit. Sous l’impulsion d’une partie de la jeunesse et de certains citoyens le futur progresse dans le bon sens, mais pas assez vite.
L’industrie, la technologie, le commerce ne vont pas s’arrêter pour autant. Le monde devra continuer à aller de l’avant. Il ira différemment, c’est impérieux, la planète l’exige dans son langage climatique.

La Covid 19 immobilisa quelques semaines la machine infernale qui nous aide à détruire notre planète. Outre les souffrances, les peurs, les doutes, les exploitations partisanes, elle révéla le champ restreint des essentiels (santé, alimentation, logistique, travailleurs des secteurs vitaux) et les effets bénéfiques directs sur la pollution. Mais les antagonismes exacerbés par les médias et le rabougrissement intellectuel et égoïste qui soulignent l’absence de frontières pour les périls qui nous menacent a détourné notre attention…

Tous ceux à qui je me suis ouvert sur mon projet de 6ème république, m’ont opposé : « impossible, utopique, insensé, chimère… », je ne cherche pas d’excuses et reprends à nouveau cette  citation de Marguerite Yourcenar : « C’ est avoir tort que d’ avoir raison trop tôt. 
Cependant, je n’ai surtout pas la primeur de ces avertissements comme vous pouvez le voir avec la copie d’un article du Monde Diplomatique. 

Crise ou prise de conscience.

Dans les supermarchés alimentaires ou de bricolage, j’utilise les caisses automatiques. On me dit que je participe à la destruction des emplois… Cependant la dématérialisation numérique, l’épuisement des ressources, et les risques climatiques nous poussent vers un autre modèle économique et sociétal.
Les économistes et les classes dirigeantes ont une équation compliquée à résoudre : protéger la planète en conservant les emplois grignotés par des robots ; faire tourner les usines alors que le réemploi érode le modèle industriel et consumériste. Bien sûr il ne s’agit pas d’une simple formule mathématique mais plutôt d’un problème logique.
Donc, avec une regard projeté vers l’avenir il faut concevoir que certains emplois additionnels participent à l’épuisement de ressources non renouvelables, sorte d’abus de biens naturels, et qu’il faut se diriger vers un modèle adapté.

En intégrant les facteurs humains méconnus ou rejetés, il est possible d’aller dans la bonne direction. Ci-dessous Yuval Noah Harari explique l’aporie de notre situation, puis une courte vidéo désacralise les économistes, notamment leurs talents de prévisionnistes, superstars des infos en continu et des magazines audio-visuels.

Quand l’Éveillé, Bouddha et le philosophe antique constatent, expliquent la course en avant et que la scientifique, prix Nobel d’économie, dit l’impossibilité de prédire l’avenir économique, l’âne paresseux que je suis montre la page déjà écrite ou la vidéo… et poursuit par une démonstration absurde.
Assurément, j’imagine Jean Carmet, pour ceux qui l’ont connu, dans ses brèves de comptoir : « … plus tu dépenses et plus tu fais de l’économie ! » Je propose une version bizarre de notre société de consommation.

La libellule solaire.

Le ministre de l’économie déclare avoir une piste pour relancer la consommation. Un plan ambitieux est annoncé en conseil des ministres. L’an passé, dit-il, nous avons vendu un million de libellules solaires aux prix moyen de 6.95 euros. Si nous multiplions ce chiffre nous pouvons espérer doper le PIB.
Le Président est sceptique. Le ministre explique : « Il suffit de créer le besoin, cela a déjà  été théorisé. » Il détaille le processus, les étapes et les intervenants : marqueteurs, influenceurs, publicitaires, diffuseurs, transporteurs, logisticiens, grossistes, détaillants, comptables…  Il poursuit, nous ne devons pas arrêter l’analyse aux effets directs. Les publicitaires, via des campagnes groupées, alimenteront tous les écrans et la dynamique fera le reste. Après un bon nettoyage de cerveaux, une chaine comme C12 par exemple avec Jean-Marc Morandini, pourra avec ses émissions addictives et débiles (c’est le ministres qui s’exprime…) scotcher des téléspectateurs pendant des heures, comme l’a dit le PDG de TF1.

Pourquoi s’en plaindre. Les méninges au repos, l’estomac réclamera son dû, de sorte que les filières du soda et des barres chocolatées, biscuits seront aussi conviés aux banquets. Les marchands de véhicules, de mobiles, à certaines heures des couches contre l’incontinence des adultes, lessives, régimes amaigrissants, dentifrices, etc., s’inviteront  au banquet… Ostéopathes, psychologues, médecins, pharmaciens, en association avec les équipementiers, seront sollicités pour relancer la pratique sportive… J’ai un ami producteur qui propose un prime-time autour d’un concours d’éclairage de jardins ou de balcons et des courses dans les rues des villages, des « noctan-bellules. » Entre excitation et fébrilité le conseiller termine son exposé. L’an dernier dit-il nous en avons acheté un, cette année nous passons à dix millions, de quoi négocier au mieux l’unité avec les chinois…

Une jeune stagiaire timide se tortille sur son siège, rien de physiologique, elle pense pétrole, balance commerciale, droits de l’Homme… mais ça c’est peanuts

La course du billet de 100 euros.

Dans une petite ville du sud-est, sous un soleil ardent, un break noir, arrivant de la grande ville au nord, vient de stationner à l’ombre d’un platane rustique. Il est 17 heures 30. Le conducteur, la quarantaine, dans une tenue décontractée, s’extrait du véhicule, récupère une petite valise cabine noire dans le coffre et s’éloigne du véhicule. Quelques bips aigus et des clignotements rapides lui signalent que sa voiture vient de se mettre en sécurité. Il ne se retourne même pas. Claude, VRP cinq jours par semaine, visite ses clients dans toute la région. Le hasard n’a pas d’emprise sur son agenda, en fin d’après-midi, de la maison, depuis son bureau ou de sa chambre d’hôtel, il prépare les rendez-vous du lendemain. Aujourd’hui, comme chaque trimestre il vient rajeunir son carnet de commandes chez un client très important. La journée sera chargée. Il vient donc spécialement pour ce client stratégique, passer la nuit à l’Hôtel de la Place, pour être demain au rendez-vous à l’heure prévue.

Gérard, gérant de l’établissement est un bon vivant, sympathique, extraverti, donc carrément frustré entre les murs de son hôtel, alors que dehors le soleil brille plus de trois cents jours par an et que les filles sont si belles avec leurs jupes à fleurs. Il rêve d’aventures mais à cinquante ans il n’a jamais osé remplacer la fiche tarifs par: « Parti en balade. Hôtel fermé pour cause de fermeture. » Marié, et père de deux charmants enfants il est comblé… comme ils disent. Il se lie facilement et aime bien Claude qui vient plusieurs fois par an. Il le trouve un peu coincé mais très fiable. Après les banalités habituelles Claude récupère les clés et prévient : « Je monte me reposer, passer quelques appels et je redescends prendre un verre en terrasse… Je vous règle la chambre maintenant. » Il pose un billet de 100 euros sur le comptoir et suivi de sa valise à roulette, monte et disparait en haut de de l’escalier.

Gérard a un faible pour les espèces. Son client à peine hors de vue, il s’éclipse avec son précieux butin. Il va payer sa dette de jeux. Avec quelques amis il joue au poker un peu, perd souvent. Les 100 euros en poche, il va chez Hector, employé de la cimenterie, qui lui a prêté un peu d’agent la semaine dernière. Celui-ci vient juste de rentrer chez lui et la transaction est rapide. Sitôt fait, le responsable de la qualité du béton se rend chez le garagiste. Il est célibataire et loue de temps en temps une voiture de prestige pour paraître plus grand et plus beau quand l’anticyclone aspire les nuages dans le ciel et favorise les amourettes sur terre.  A son tour, le mécanicien va régler la note de coiffure de sa femme… puis le coiffeur qui a commandé de la viande pour le barbecue du week-end, c’est son anniversaire, laisse pour quelques instants sa cliente sous le casque sèche-cheveux. Le boucher heureux de la propriété furtive et éphémère de ce petit bout de papier précieux a une pensée pour… pour Lison qui lui prête son corps de temps en temps moyennant un petit cadeau. Il demande à sa femme de tenir le commerce, il a une petite course à faire. Sa créance récupérée, Lison qui ne perd jamais la tête se dit : «Si je veux continuer mon activité coupable et lucrative, je dois de ce pas régler l’hôtelier…» Sa note à peine réglée, extrayant du regard concupiscant de Gérard son petit derrière mignon, que Claude le VRP redescend un peu gêné. Il explique à l’hôtelier des problèmes chez son client… enfin son rendez-vous du lendemain est annulé. Il n’a pas défait le lit et demande si Gérard peut lui rembourser la chambre…

Un peu dépité, sa petite valise à main gauche, Il glisse dans sa poche le billet de 100 euros que l’hôtelier lui a restitué. Débarrassé du prix du travail, de turpitude et du péché, blanchi. Dans l’attente de nouvelles aventures il va se reposer jusqu’au lendemain… je parle du billet bien sûr ! Les clignotants clignotent, la serrure bipe et la berline allemande reprend du service. Il rentre à la maison penaud et fatigué, Claude le VRP bien sûr devait finaliser un marché de libellule solaire.
Des relations tendues avec la Chine, qui pratique désormais la diplomatie du loup guerrier, à cause de Ouigours que le dictateur ne peut martyriser à sa guise, bloquent les négociation en cours. Le directeur commercial de l’importateur exclusif au bord du burnout l’appelle sur son mobile Bluetooth : «… désolé pour notre communication de tout à l’heure. Nous sommes dans une impasse et je suis très inquiet. Les chinois sont furieux, ils veulent confier le marché à Amazone et nous squeezer…  du travail évaporé et des emplois perdu ! »

Vous avez dit croissance ?

84,7 milliards d’euros :  c’est le déficit de la balance commerciale française en 2021. Outre les dépenses liées à la covid, avons-nous acheté trop de libellules solaires à la chine ! L’économie est affaire de spécialistes qui suivent des modèles invariables basés sur la croissance, mais la croissance qu’est-ce ? Acheter un truc inutile, donc indispensable, en Chine. Le faire transiter par de nombreux intermédiaires qui gonflent le prix, comme boules de neige dévalant la pente et, qui enrichissent les investisseurs, alimentent l’emploi et creusent la balance commerciale.
On pourrait tout aussi bien créer une économie autour d’un tas de graviers pour donner du travail. Déposés sur le côté d’une route et avec une brouette les déplacer perpétuellement de l’autre côté de la chaussée.

La terre s’épuise, le moral des français est en déflation. Seules les idées extrémistes, la violence et les antagonismes prospèrent… Yuval Noah Harari prévient : « Aussi la politique démocratique traditionnelle perd-elle le contrôle des événements sans parvenir à nous présenter des visions du futur qui ont du sens. »  Et si le futur exigeait du changement réel, comme l’affirmait Arnaud Montebourg, mais en le renvoyant auprès de ses abeilles, lui et les distributeurs de bla-bla-bla ?

 Nous méprisons la réalité des machines et des robots envahissants. Souvenez-vous de l’incrédulité ou de la crainte de nos aïeux : l’ampoule électrique, un gadget ; le train, un perturbateur de vaches, un dépondeur à poules, etc. Aujourd’hui ça continue encore et encore :  des Terminators dans les robots, la 5G une sorte de glyphosate…
L’intelligence artificielle utilise le calcul statistique de milliards de données récoltées quotidiennement par les GAFA. Sans programmes, sans une volonté humaine, les automates ne sont que des objets électrifiés. Ils sont instruits des d’informations que nous leur fournissons gratuitement chaque jour, certes mais guidés par des algorithmes. Quoi que l’on pense, il est impossible de rembobiner le mouvement, la marche du monde, l’inaction n’est pas obligatoire pour autant…

Changement de paradigme.

Je suis retraité, retiré de la vie active. Beaucoup, comme moi se donnent bonne conscience en disant : « … j’ai cotisé toute ma vie… »
Nous avons effectivement contribué mais pour les générations précédentes. Tout au long de nos carrières, la totalité de nos prélèvements sociaux étaient redistribués presque en direct, notamment aux retraites.
On ne cotise jamais pour soi directement ! 
La retraite par répartitions mise en place en 1945 est à bout de souffle, même si on essaie de la vouloir pérenne. En 1960 quatre travailleurs cotisaient pour un retraité, attendant sereinement leurs tours avec ce système extraordinaire qui repose sur deux principes : solidarité et réciprocité.
2022 ne ressemble en rien à 1945. En 2018 Édouard Philippe assurait qu’il n’y a plus que 1,7 salariés pour un retraité aujourd’hui. La robotisation, les changements de comportement de consommation n’indique pas le retour des emplois en masse, sauf à créer des tâches inutiles. De plus, et c’est heureux l’espérance de vie a augmenté de près de vingt ans depuis 1950.

Ce modèle si vertueux au siècle dernier, bancale aujourd’hui, perdurera jusqu’à la limite de l’acceptation, pas au-delà. Combien de temps encore les travailleurs, parfois dans un état d’usure et de pauvreté ressentie, toléreront de payer à fonds perdus jusqu’à 65 ans ou plus, pour des retraités qui parfois les exploitaient. 
Ce système d’ailleurs n’est pas totalement pertinent. Il oblige à poursuivre un rythme de plus en plus stressant et une carrière désormais incertaine.
Qui n’a pensé un jour, un dimanche soir peut-être : « il faudrait prendre sa retraite entre trente et cinquante ans et travailler ensuite…» ? 
Aujourd’hui moribond, cet admirable équilibre s’éteindra bientôt, bien avant son centenaire. Les quarantenaires d’aujourd’hui en doutent avec raison. Faut-il se lamenter et défiler dans les rues, aiguillonnés par des responsables politiques, syndicaux ou pire des énergumènes en manque de spots lights ; écouter les prévisions aux doigts mouillés des économistes ?

La retraire comme nous la connaissons aujourd’hui aura vécu ! 
Faisons d’une perte une opportunité. La vie est courte et les meilleurs moments sont passés devant une machine à visser des boulons ; dans un bureau à jongler avec des chiffres ; ou par exemple dans une salle de consultation, à regarder l’intérieur d’un anus avec une caméra pour les plus diplômés… dans ce cas la rémunération fait sans doute oublier la répétition des tâches ingrates, les cheveux blancs qui apparaissent et les graisses abdominales qui s’installent.
Au XXIème siècle pourquoi serait-il insensé de laisser place à des pensées, des voies disruptives ?

Ne pas cracher sur le passé.

Redonner du sens, au moins pour les générations futures me semble inévitable. Cependant, il faut reconnaitre objectivement que l’humanité a été hissée à son acmé grâce à des dominants au striatum surdimensionné, avec des injustices, des inégalités, des brutalités, des vassalités des exploitations, de la prédation. Une marche en avant avec des accidents et des reculs. Cela pourrait perdurer, (Le monde comme volonté et comme prédation) bon gré malgré, s’il n’y avait un alignement funeste  des planètes : une planète polluée, une planète pillée, une planète surpeuplée, le tout en une seule et même planète : la Terre.

On peut penser qu’il aurait suffi de réelles volontés politiques, promises par les gauches depuis des décennies, pour alimenter des millions de comptes bancaires asséchés en ouvrant les vannes, baissant le niveau d’étiage des grosses fortunes. Le résultat aurait été une sorte de phénomène cévenole, une déferlante de consommation, de gaspillage, de pollution, etc., une accélération vers la destruction de notre planète qu’il faut éviter.
Le monde est injuste, inégalitaire, rendons-le équitable ! Le passé comme l’eau du fleuve ne retourne pas en arrière ! C’est la cruelle réalité de l’injustice, mais aujourd’hui il est trop tard pour refaire le film du passé.
Prenons garde d’écrire le scénario d’une catastrophe qui est en train de nous reconduire au pire à la catastrophe ou au moyen-âge !

Il n’est pas besoin d’aller jusqu’à la perception de Bouddha, comme le précise Yuval Noah Harari, Épicure clairvoyant ne savait pas que l’humain était équipé en série  d’un striatum… il voyait le résultat, pas la cause… Aujourd’hui, on ne peut plus dire : «Nous ne savions pas !», et demain il sera trop tard…

Égalité VS. Équité

Notre société a des indigents, des pauvres, des classes moyennes, des riches, des fortunés, des citoyens, des élus et faire accroire qu’un jour il aurait, qu’il serait possible de mettre tout le monde sur une même ligne d’égalité républicaine est extraordinairement habile. De talentueux orateurs révolutionnaires et démagogues le promettent. La gauche moribonde de n’avoir jamais réellement fait une politique idoine s’acharne sur la lutte des classes, l’égalité pour flatter ceux qui désormais se détournent d’elle.

Une solution existe avec un filet de secours que vous découvrirez bientôt. Ce sera la première marche vers un renouveau durable. Elle permettra de créer son entreprise dans tous les domaines et sera soumis à des règles simples mais strictes. Les formations seront gratuites et permettront d’obtenir un diplôme d’état, indispensable pour exercer une  activité professionnelle. Des plateformes informatiques syndicales gèreront les mises en relations et les litiges clients/professionnels dans tous les domaines, évitant le rançonnage des plateformes actuelles. Les abus de faiblesses, ventes forcées ou les travaux bâclés seront sanctionnés fermement …
Le bras de la justice devra être ferme et intransigeant.

Changer le monde ? Oui et Non !
Deux obstacles se dressent pourtant, comme autant d’œillères, pour affronter la réalité du futur dans lequel nous sommes déjà : le manque de perspectives intellectuellement possibles et un conservatisme funeste.
Pourtant de plus en plus de citoyens sont retraités, bénéficiaires d’allocations, de revenus rentiers et d’aides en tous genres, alors combien d’adultes aujourd’hui vivent réellement de leur travail du mois passé ?
Combien d’emplois sont maintenus ou créés dans le seul but de donner du travail ?

Avec un regard uniquement statistique et comptable que dire d’autre : « Et alors ? »
Alors, prenons l’exemple de Corinne Z. employée blabla caisse chez Carrefour qui, selon les promoteurs du principe, créée du lien social. Approchons-nous d’elle… même au smig le crédit immobilier du couple nécessite une grande partie de son salaire chaque mois. Elle habite à 25 kms du supermarché. Dans son foyer un second véhicule est nécessaire pour son conjoint dont l’entreprise est située dans une autre localité. Il n’y a plus aucun commerce dans le bourg. La fin du mois de cette famille est de plus en plus difficile et le discours de Jean-Luc M. ou de Marine le P. devient petit à petit audible.
« Et alors ? »
Alors, détricotons les discours populistes ou religieux : « …C’est avec peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie… » Genèse 3-17 ( Bible Segond 21). 
Pour un avenir possible, la société laïque doit libérer Ève du péché qu’elle n’a jamais commis, condamnant l’humanité au travail obligatoire éternellement. Qu’il est doux à l’oreille du journaliste conservateur, du curé, du baron du marquis, de l’actionnaire ou de celui qui l’écoute, d’entendre un salarié licencié dire : « … le travail fait l’homme, sans lui on est rien ! »

Si un actif, chômeur, n’est plus un Homme qu’en est-il d’un travailleur lorsqu’il prend sa retraite ? Combien de citoyens adultes, sans activités rémunérées ou avec une rente financière, vivent pleinement leur existence sans se poser de questions existentielles ?
Retraité depuis cinq ans, je ne travaille plus et je me sens toujours Homme, certes vieillissant. Et, lorsque j’utilise un outil ce n’est pas pour remplir mon caddy au supermarché mais pour le plaisir du bricolage. Tous les mois de nombreux employés amputent leur salaire pour alimenter ma pension de retraite. Je leur suis reconnaissant et ne milite pas pour les faire travailler plus longtemps. 
L’ouvrier, le salarié à partir de soixante-deux voire soixante-cinq ans perdrait-t-il son humanité ?

C.Q.F.D. Le revenu est le moyen et le travail n’est pas un but pour presque la majorité des Français. La solution humaine, durable, équitable passe par un concept connu mais très mal vendu, notamment par Benoit Hamon. ( Islamo-gauchiste présumé, à qui je consacre un chapitre décapant dans la rubrique Focus ) 
Pour lui, le revenu universel n’aurais pas été universel, mais attribué à certains en complément des bas salaires…
Un blocage mental existe autour du revenu universel dans la France privilégiée actionnaire ou utilisant la main d’œuvre humaine ; dans l’église qui perd son influence conservatrice et menteuse ; même la France laborieuse n’en voit pas toujours l’intérêt et nourrit une sorte de jalousie… la jalousie du peu !

RUM, consommer sans modération.

Le principe d’un RUM, ( revenu universel minimum ) remplaçant toutes les aides actuelles, d’un montant à déterminer permettant d’assurer l’indispensable. (aujourd’hui Internet est devenu indispensable contrairement au restaurant et au cinéma…) Chaque adulte citoyen français(*) domicilié en territoire français, du sans abri à Bernard Arnaud PGD milliardaire, est allocataire.
Ceux dont le revenu est inférieur au RUM deviennent attributaires et le perçoivent partiellement ou en totalité. Je vous rassure, Bernard Arnaud restera simple allocataire et contribuera par ses impôts de manière progressive à ce nouveau système. Il permet avec des moyens de subsistances de bases d’être libéré de la pression existentielle maximale tout au long de l’existence.
(*) les aides aux étrangers, immigrés devront être intégrées à un programme européen, financé par l’UE.

Partant du principe que le système de retraite par répartition disparaitra à plus ou moyen terme… le principe de tranches de vie disparaitra également. Après une période transitoire nécessaire pour que les employés, les professions libérales, etc. ayant cotisés sur des bases importantes ne soient spoliés… la pension de retraite sera remplacé par le RUM.
Bien sûr le revenu de base minimum ne permet que le minimum vital. Il appartiendra à chacun, au cours de ses périodes actives, de se créer une épargne personnelle garantie par l’état.

Ce revenu universel n’est pas un outil de lutte contre le travail. Bien au contraire, c’est juste une adaptation à un monde qui va plus vite que l’entendement des classes dirigeantes et prédatrices qui souvent se classent parmi les libéraux. 
Le but est simplissime : permettre à l’Être d’être ! Pouvoir sortir du ventre de sa mère sans être immédiatement préempté, accaparé, baptisé, embrigadé…
L’objectif est double : ne pas être otage d’une croissance qui détruit la planète, parfois trouver son bonheur dans le peu ! 

La formation gratuite et le revenu universel représentent les premiers leviers d’une société pacifiée à construire. Les défis et enjeux sont considérables mais vitaux.
La société, l’existence sont basées sur des exercices d’équilibrisme, entre droits et devoirs, entre l’individu et le groupe, entre envies et besoins. 
Tout cela jusqu’à maintenant est pollué, parasité par un conservatisme aveugle, des croyances menteuses ou des  injonctions publicitaires. Une société instruite est bien moins encline à suivre des chimères, un revenu de base soulage de la peur du lendemain.
Bien sûr, ce revenu est universel mais il ne s’agit pas d’un revenu complémentaire. Cependant une juste balance devra être trouvé démocratiquement, régulièrement, en fonction des besoins et nécessités de la société ou des contraintes écologiques afin d’autoriser le cumul RUM et activités et dans quelles proportions : aide à la personne, tâches ingrates mais nécessaires à la société, primo-accédants, assistants dans l’enseignement et la justice. 

L’objectif… le but.

L’objectif final est double, préserver la planète et humaniser le monde. La finalité de cet écrit est ambitieuse, prétentieuse mais n’oubliez pas qu’il s’agit avant tout d’un remue-méninges.

Nos sociétés reproduisent le monde du siècle passé avec le retour de l’extrême droite, prélude au  fascisme. La haine de l’autre et de l’étranger sont au paroxysme. Les plus haineux en vogue aux États-Unis sont soutenus par les catholiques évangélistes qui prêchent l’amour du prochain et portent un colt à la ceinture.
Poutine massacre les Ukrainiens après les Syriens et les Tchéchènes… avec l’assentiment du partie du peuple russe et de l’église orthodoxe… le Pape reste muet.
Alors, toute proposition visant à changer le monde, dans le bon sens, me semble préférable au statu quo !

Partant du postulat suivant que notre planète se rebiffe, il est nécessaire de trouver des solutions. 
Par milliers, municipalités, bourgs, villages ont perdu commerces et artisans pendant que des travailleurs migrent quotidiennement vers les agglomérations ou métropoles.
D’interminables chenilles fumantes, puantes, polluantes  pénètrent les villes de tous côtés le matin à l’aube et repartent le soir, ventre plein de travailleurs stressés, fatigués, vieillissants imperceptiblement, multicolores l’été, lumineuses l’hiver.

Aujourd’hui, un artisan, commerçant, etc. est écrasé par les charges sociales par anticipation avant même d’avoir levé son marteau ou le rideau de son magasin. Demain Il n’aura pas de charges et sera imposé sur son bénéfice de manière progressive, équitablement, mais sans possibilité de triche et d’évasion fiscale. ( c’est possible avec la volonté et les moyens, notamment avec la numérisation des échanges monétaires…)
Sans revenu, avec l’épée de l’Urssaf maintenu par à un fil ténu au-dessus de la tête, croyez-vous que quelqu’un se risquerait à créer un atelier de réparation électroménager, de vélos ou un salon de coiffure dans un bourg de trois cents habitants ? 
Avec le RUM, la formation permanente et gratuite et l’aide de sa commune pourra faciliter son installation, notamment en préemptant des locaux inutilisés ou des habitations abandonnées, cela deviendra possible, mais aucunement obligatoire. J’y vois de nombreux avantages : améliorer la qualité de vie, créer du lien social (concurrence au blabla-caisses), revitaliser les communes, éviter de nombreux déplacements couteux… rétablir un rapport de force plus favorable entre employé/employeur…

Libéral de gauche.

Une question s’impose : comment financer cette politique ?
Aujourd’hui, seule une infime partie des citoyens est appelée au banquet libéral, certains restent en cuisine ou servent à table, une majorité poussée à la frugalité se partage les restes. 
Emmanuel Macron évoquait le ruissellement, sorte de générosité philanthropique. Les poches débordantes de quelques-uns, selon la loi de Newton sous l’effet de l’attraction, vers le bas alimenteraient les crèvent la faim !  Mais cela ne fonctionne pas. Le striatum et le statut social n’ont que faire de la solidarité, des pauvres !
Alors c’est à la République de gérer le bras gauche de la république pour répartir les ressources disponibles (ne parlons plus de richesses.)

Une refonte globale de la fiscalité devra être approuvée démocratiquement pour une politique humaine, durable, équitable.
J’entends que la Nupes voudrait interdire les jets privés, les SUV… Certains ont la mémoire courte due à un peu de sénilité, ou d’étroitesse d’esprit apanage des sectaires. La gauche défilait en 1968, Mélenchon sans doute, sous les banderoles : « Il est interdit d’interdire. »

Il existe un outil pour ne pas interdire, il faut le moderniser sans doute : Impôts sur les revenus ( hors RUM ), taxes sur la consommation ( la TVA remplacée par TCR  -Taxe sur la Consommation des Ressources), Amendes diverses proportionnelles aux revenus ( une augmentation de salaire se fait au pourcentage et une amende en valeur absolue : drôle de principe d’égalité et d’exemplarité des peines !) 
Pour être durable et équitable, cette politique de financement et redistribution devra s’appliquer à partir de quotas définis et révisables. Prenons l’exemple des ressources indispensables et parfois limitées. Il faudra en déterminer la part individuelle minimum et l’approuver démocratiquement.  Comme le précisait Pablo Servigne pour :   « Une des politiques d’effondrement : le rationnement, c’est limiter les ultra-riches et donner le minimum aux pauvres. Ça créé un sentiment d’équité dans un contexte de limite, de limitation. C’est extrêmement bénéfique en tant que sentiments pour les individus d’un groupe… » (Je rappelle que c’est, selon Jean-Luc Mélenchon, un merveilleux auteur qui a écrit entre autres « l’entraide. »)
Ainsi on peut imaginer pour l’eau X litres/jour, l’électricité X watts/jour, carburant, etc. avec une TCR à 0%. Pas d’interdiction de consommer mais une taxation progressive voire exponentielle : TCR de 5 à 1000% par exemple.
Les  gloutons par le biais des taxes et impôts alimenteront les budgets de l’État, le budget RUM à destination des frugaux… la sobriété des uns autorisant la voracité des autres. Tout ceci dans l’esprit d’une planète durable choisie par les citoyens : Pas de dictature, de punition, mais des contraintes nécessaires… équitables  !

Cependant, pour une importante majorité d’actifs : entrepreneurs, professions libérales, salariés d’aujourd’hui il n’y aura pas de changements majeurs. En résumé : suppression des charges sociales préalables ; remplacement par les impôts, taxes et amendes ; nécessité d’une épargne individuelle remplaçant les retraites importantes ou complémentaires ; fin d’une organisation linéaire des carrières.

Le monde du sport et des médias également seront soumis à des règles strictes. Aujourd’hui les milliardaires propriétaires de groupes audiovisuels multiplient le nombre de canaux pour écouler plus de publicité, offrant plus de programmes clivants ou dégradants. Les publicités vantant les pratiques durables auront une taxe à 0% alors que celles incitant à la surconsommation seront taxées fortement… incitant à la réduction des chaines planètovores !
Les publicités, les sports mécaniques, tout ce qui détourne l’objectif d’une planète protégée sera taxé fortement, sauf à changer de modèle : le tour de France sera encouragé vers la sobriété : avions, hélicoptères, centaines de voitures font le spectacle mais n’apporte pas de plus-values au sport cycliste…

Quand j’ai écrit ces lignes la radio annonçait le 15 novembre 2022 la naissance du huit milliardième terrien. La surpopulation de la terre est un facteur aggravant ignoré qui devra être pris en compte dans le changement climatique. De plus en plus de jeunes ne veulent plus offrir une existence sans avenir. A l’inverse, le regard tourné vers les siècles passés, Bardella, Orban, Poutine… veulent relancer la fabrique d’enfants soldats à la peau claire : des petits soldats, cotisant pour nos retraite, quelle vision politique !
Le dessous des tapis de l’Histoire regorgent de dossiers en attente… Et, si l’avenir se réalise, le risque est grand de voir nos enfants se retourner contre l’État ou les parents pour des motifs divers : mise en danger préméditée, conception et mise au monde abusive… (« les avocats sont là » pour les défendre, voir vidéo : ( Vivre ensemble : la prédation institutionalisée. /La dictature du scoop et du striatum.)
Au siècle dernier nous offrions une vie meilleure à nos enfants en contrepartie des retraites qu’ils nous assuraient. Aujourd’hui le deal est perdant/perdant pour ceux qui n’ont rien demandé.
Point commun avec la diminution des ressources naturelles, la pollution et le changement climatique, la démographie est pourtant ignorée par les instances mondiales.

Un autre sujet est hyper brulant. En campagne pour les municipales de 2019, Christian Jacob président des Républicains, ancien Flingueur du parti avec Nadine Morano, Rachida Dati, Éric Ciotti…, pas avare de mensonges et de critiques intervenait sur France Inter.
Les paysans nourrissent leurs concitoyens, mais ils sont désormais soumis à des contraintes environnementales et une concurrence extérieure qui les déstabilisent.  Devront-t-ils pour autant refuser une adaptation ?
voyez la vidéo de ce qu’il disait pour flatter un électorat grandement gagné à la droite, suivi d’un démenti sur Internet.  

Beaucoup d’agriculteurs sont les vassaux des banques, des céréaliers et de l’agrochimie. Ils sont par principe indépendants. On les entend parfois dire : « on veut pouvoir vivre de notre métier … » 
Choisir son métier pour la vie, les conditions dont il est exercé, protégé de la compétition mondiale et des contraintes environnementales, même le plus radical des syndicalistes n’oserait le revendiquer.
On entend aussi : « Elle serait comment la France si on n’était pas là pour s’en occuper ? » A quoi je réponds volontiers : « Elle aurait des papillons et des coquelicots, puis des abeilles et des oiseaux !»

Depuis les années 1970 des pans entiers de nos industries ont disparu dans l’indifférence du monde rural. Non délocalisable la culture et l’élevage, l’agriculture en France n’a pas subi le même sort. Elle bénéficie des aides de la PAC ( Politique Agricole Commune ) depuis 1962 afin notamment d’assurer des prix raisonnables aux consommateurs.
L’État doit-il continuer à subventionner banques et multinationales quand les agriculteurs considèrent que leurs revenus sont indignes. 
Ce sera à l’U.E. de régler ce problème !

Seules les personnes dont le handicap nécessite des aménagements couteux bénéficieront d’aides spécifiques. Les subventions de l’État deviendront des participations, sorte d’actionnariat  dans tous les domaines économiques, culturels, habitats.
Un Fonds d’Investissement et de Soutien aux Entreprises (FISE) par exemple deviendra actionnaire ou propriétaire de parts d’un château, d’une exploitation agricole. Ce fond gèrera les participations et les crédits. En seront exclues les opérations spéculatives et les affaires non viables. Il ne s’agit pas de spolier ni de raser gratis aux frais des contribuables

Brainstorming à la Prévert.

Quel rapport avec Tom Sawyer et Huckleberry Finn ? Aucun sauf la citation suivante de son auteur, Marck Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. »
Hulot, Duflot, Jadot, ô combien de discours de ces politiciens écologistes de tribunes, Ségolène Royale reprenait avec eux : « pas d’écologie punitive ! »
Lorsque votre médecin préconise un régime à cause de votre surpoids, il ne parle jamais de punition mais de contrainte, de régime strict pour mieux vivre plus tard.

Les pays industrialisés se sont relevés après chaque guerre. Aujourd’hui, avant une catastrophe planétaire qui menace, annoncée depuis cinquante ans, il suffit de partir de l’existant. On ne peut revenir sur le passé. Construire un nouveau futur exigeant et durable est obligatoire. D’autres secteurs prendront la relève sur des industries que l’on pensait indéboulonnables.
Le secteur aérien, par exemple, qui a pris son réel essor avec le Boeing 747 Jumbo en 1970 permettant le voyage de masse pourrait en faire les frais. L’environnement, le Rejet des habitants à Venise, Barcelone, Airbnb.
L’effet Stéphane Bern, où en masse des touristes s’agglutinent jusqu’à l’excès dans le plus beau village… , les 100 lieux… etc… De passage dans le Lot mi-septembre 2020, attirés par sa renommée, nous avons fait un détour pour visiter Collonges-la Rouge : un parking bondé, des boutiques succursales de la Chine, des rues grouillantes, sans âme pour ce qui fut sans doute le plus beau village de France. La carte postale est belle, le réel beaucoup moins !

Une nouvelle société est possible, il faut l’aider à éclore. La recherche, l’innovation, le développement, l’ingénierie, l’intelligence collective devront être mis au service d’une planète durable et de secteurs vitaux :
– L’eau de la vie : alimentation, traitement des eaux usées, irrigation, désalinisation de l’eau de mer.
Les états pétroliers du Golf traitent l’eau salée pour alimenter hôtels de luxe, piscines, golfs, bassins gigantesques alors que cette eau pourrait être utilisée pour l’irrigation de barrières vertes, pour contrer l’avancée du désert.
En France, la sécheresse de 2022 a tari totalement des rivières les laissant encombrées de branchages. Accepter l’évidence des été caniculaires, s’adapter sera nécessaire. Une solution consisterait à recalibrer les cours d’eau pendant que le lit des rivières est à sec, enlever les branchages inutiles, créer des retenues attenantes (à l’instar des « bouères » (ancien français), bras morts en bord de Loire qui se remplissent l’hiver ), convaincre les écologistes de ne pas tout casser.
 – énergie renouvelable : les thermies avec le chauffage et la climatisation.
En août 2005 sur le parking du Puy du Fou en Vendée, des dizaines de cars attendaient les passagers moteurs en marche pour alimenter les climatiseurs sur le parking immense, sous un soleil de plomb et l’asphalte brulant. Près de vingt ans plus tard, les panneaux photovoltaïques n’ont pas encore eu l’idée d’envahir les mètres carrés des toits plats…
À étudier. Ne serait-il pas possible d’utiliser l’eau de surface pour des pompes à chaleur eau/eau : en aval des centrales nucléaires ;  à différents niveau dans des lacs… 
– fusion nucléaire : le graal est peut-être à portée de mains.
Le numéro 5 de la revue Epsilon présente un  article intéressant, en page 80 et suivantes, concernant un aimant révolutionnaire permettant d’ici une trentaine d’années la fusion de l’atome, avec à la clé une énergie presque illimitée, sobre en uranium avec peu de déchets et de radiation…
En attendant, le nucléaire doit être une priorité. Quatre décennies, perdues dans la recherche pour la sécurisation et l’amélioration de cette énergie dangereuse mais décarbonée.
Est-ce que des champs de production offshores, regroupant microcentrale nucléaire en flottaison , plateforme avec hydrolienne et éolienne, le tout dans une sécurité renforcée, seraient une solution ? 
Lorsque l’on prend le prétexte de la durée de nocivité des déchets, plusieurs centaines de milliers d’années, c’est aussi absurde que de croire à des planètes de rechange.
Depuis deux siècles l’équilibre est rompu avec ce que les spécialistes appellent l’Anthropocène. Nous, nos activités détruisent notre maison et notre jardin à grande vitesse ; alors mille ans c’est le bout du monde, cent mille ans, la planète des singes ou des chats !
– les incendies : en 2022, malgré le travail admirable des pompiers, l’incendie fut Maître du jeu pendant plusieurs semaines.
– La lutte aérienne devrait utiliser les moyens existants avec des Airbus A400M équipés de cuves aluminium alvéolées de 30 à 40 mètres cubes, contre 6 pour les canadairs. Créer une armée du feu européenne, s’appuyer sur l’effet noria, de dizaines d’avions. 
L’A400M est polyvalent : vitesse d’évolution lente, vol de nuit, maniable, atterrissages courts et pourtant : un article sur france3-regions.francetvinfo.fr publié le 26 juillet 2022 écrit : « Incendies : on vous dit pourquoi l’Airbus A400M transformé en bombardier d’eau est une vraie-fausse bonne idée »… étrange !
La lutte terrestre : des lances d’arrosage agricoles statiques ou légèrement mobiles pourrait remplacer les pompiers pour éviter les reprises du feu soulagerait les soldats du feu.  

– Les néo bourgs : un retour aux sources n’est pas nécessairement d’essence conservatrice ou rétrograde, à condition de revisiter le « Remettre l’église au centre du village ! »
Imaginez un petit bourg de quatre cents habitants, dans ce deuxième quart du XXIème siècle qui commence dans un an. Grâce à la mutualisation des moyens : les cultes, la cultures, etc. se partagent désormais l’immobilier existant, créent, entretiennent des liens humains apaisés…
Dorénavant, c’est la mairie le pivot autour duquel le vivre ensemble s’organise, avec des compétences élargies. Donc, grâces aux prérogatives de la municipalité issues de la 6ème République et au revenu universel minimum, les villages se transforment.
Quelques maraichers organisent une ceinture bio autour des habitations et de l’école. Des commerçants et artisans ont créé leurs activités. Il n’y plus de maisons abandonnées, des micros hôtels attirent des visiteurs pour un tourisme durable. La cantine de l’école peur être louée le soir, WE ou vacances par des restaurateurs. Le nombre de voitures particulières à fondu comme glace au soleil, désormais remplacées par des véhicules de location avec ou sans chauffeur.
Il y a quelques les années les professionnels du cinéma s’inquiétaient devant la baisse de fréquentation dans les salles. Aujourd’hui les diffuseurs ont développé un nouveau modèle. En association avec Netflix, Warner, Disney Channel… les publicitaires réorientent l’utilisation de quelques écrans de grandes tailles, sur la place du village, dans « l’églises », pour faire revivre le lien social. 

Objections.

Avant de passer à la partie suivante, je souhaite répondre aux critiques qui déjà s’amoncellent au sujet de mes propositions économiques et sociétales. Le statu quo est désormais funeste et le futur à inventer. Il ne pourra être une copie bricolée du passé.
Pourtant les économistes continuent à égrener par milliards, des montants, comme s’ils n’utilisaient que le rétroviseur pour conseiller les décideurs. Il suffit d’observer les frémissements pour se convaincre qu’ils sont comme toujours excellents dans les prévisions de la chose passée. Méprisant de fait le constat de Confucius : « L’expérience est une lanterne, que l’on porte sur le dos et qui n’éclaire jamais que le chemin parcouru.»

L’effet Covid et le confinement ont sans doute joué mais ce serait réducteur de penser que c’est la cause unique. Des proches m’ont rapporté que leur entreprise avait des difficultés pour embaucher. De jeunes adultes qui entrent sur le marché du travail, refusent de signer un CDI, il ne veulent pas s’engager sur le chemin balisé de leurs aînés… la réponse est invariablement réduction des aides et des allocations chômage… : « des faignants » là où une simple envie de vivre les poussent.
Sans en connaitre la cause ou délibérément la génération Z ( nés au XXIème siècle ) transgresse le péché originel, le travail perd sa valeur cardinale. Voyez ce qu’écrivait ci-dessous  Sébastien Bohler, au sujet du cinquième renforceur primaire :

Nous avons eu le temps de nous préparer à cette nécessité imposée par notre planète. Un milliard et demi d’humains habitaient le monde quand Thomas Malthus, à la fin du XXVIIIème, fit le constat que la population ne pourrait continuer à croître. Sa théorie, le malthusianisme aujourd’hui est synonyme d’erreur. Il alimente l’argumentation des climato-sceptiques. Il s’appuyait surtout sur l’alimentation, mais l’avènement des engrais chimiques lui a donné tort.
La population mondiale est passée de 1.5 Mds en 1800 à 2.5 Mds en 1950, puis 4 Mds en moins de 25 ans. En 1972 le rapport Meadows « remettait une couche » à l’avertissement, mais les conséquences n’étaient pas encore suffisamment concrètes et sensibles pour une réelle prise de conscience.

Les carrières ne seront plus linéaires, elles seront déstructurées et cela n’aura que des conséquences bénéfiques pour la planète et l’humain pensant! 
Aujourd’hui, le futur est déjà en route, il a pris de l’avance sur nos entendements. Des cadres de la finance, des architectes, etc. délaissent un emploi très rémunérateur pour donner du sens à leur vie en devenant boulanger, restaurateur, maraicher… en consommant moins.

Je suis un enfant du baby-boom, désormais un boomer comme disait récemment une députée néozélandaise à un député, mâle blanc de plus de cinquante ans, qui voulait lui donner des leçons. Nous avons bénéficié de trente glorieuses : nos futurs dirigeants, énarques soixante-huitards fourbissaient leurs armes dans les cabinets ministériels de Mitterrand ou Chirac. Ils prirent le pouvoir en France dans les années 80, quand nos enfants subissaient le sida, délocalisations, robotisation, compensaient avec cette machine infernale consumériste qui obère le futur.
C’est désormais à la génération Z, ceux nés après 2000, la dernière avant le point de non-retour que le futur s’adresse directement. Ils devront innover, inventer, ralentir le rythme destructeur de la planète qui broient les personnes.

L’utopie peut prendre les couleurs de l’espoir… encore faudra-t-il une adaptation !

Vivre ensemble : la prédation institutionalisée.

La tradition.

Deux évènements récents, sans lien apparent, quoique, viennent introduire cette 3ème partie : la corrida et Adrien Quatennens, au travers de la tradition. Alors qu’un projet de loi de LFI visait à interdire la corrida, un jeune homme du sud de la France disait récemment son attachement à cette pratique. Son père lui avait fait découvrir dans son enfance, au titre de la tradition qui consiste à torturer un taureau, le vider de ses forces à coups de lames tranchantes ou de pics acérés, dans un stade avant de l’achever devant des spectateurs réjouis. Par extension du domaine de la souffrance animale, une dérogation est toutefois accordée aux abattages rituels israélite et musulman, LFI n’y voit rien à redire ! Les animaux sont égorgés pleinement conscients à l’abattoir alors que l’étourdissement était devenu obligatoire par une loi de 1964, à force de combats contre la violence envers les animaux.
Cela ferait plaisir à l’antispéciste Aymeric Caron député LFI, car dans le cas d’Adrien Quatennens, les animaux ne sont pas torturés, ce sont les femmes qui sont maltraitées. Là aussi, c’est la tradition que pardonne aisément Jean-Luc Mélenchon à son subordonné. Il faut dire que chez certains vieux mâles blancs la tradition perdure comme le montre cet extrait ci-dessous.

Faut-il à cause de ce décalage, de ce « hasbeenage », appliquer la clause du Grand-Père pour les mâles blancs grisonnants ou chauves ? À l’instar de la retraite des régimes spéciaux qui ne s’appliquerait qu’à partir de la génération Z : ceux qui entrent dans la vie active après la promulgation de la loi…

Interlude

En juin 2022, j’ai abandonné la rédaction de mon projet pour quelques mois. 
j’avais prévu cette vidéo interlude. 
Finalement, je l’ai conservé !

 
 
En attendant la fin de ce chantier d’ici quelques jours,  découvrez une nouvelle vidéo.
Des centaines de millions d’habitants de la Terre nous envient malgré les difficultés… et nous… et nous !

Le podium des prédateurs

Depuis des centaines de milliers d’années, l’évolution de la race humaine s’est faite dans la brutalité, la prédation, au détriment des plus faibles.
Sans cette lutte permanente, homo sapiens n’aurait pas survécu et modelé le monde d’aujourd’hui. Mais en 2024 ce développement est suicidaire pour notre survie sur la Terre et intolérable pour la moitié de l’humanité qui nait « sans bite » !
La science depuis moins d’un siècle explique le fonctionnement de ce mécanisme intérieur qui nous pousse vers le néant, dont Sébastien Bohler est un talentueux vulgarisateur,  parfois chahuté et moqué… ( revoir la  vidéo de l’émission du 10 janvier 2022 avec Karim Rissouli dans « C ce soir » sur France 5,  à voir dans « Le monde comme volonté et prédation/Le poids de l’âme. »)
Le striatum, véritable Bios humain, commandant de bord de notre cerveau est l’organisateur de cette course désormais mortifère. Le responsable de ce bouleversement cognitif est maintenu sous le tapis car il remettra en cause toutes nos connaissances psychologiques, réintégrera homo sapiens dans sa famille : un mammifère, un animal pensant, calculant.

Nous vivons depuis quelques années un retour de l’obscurantisme chez les évangélistes américains : la terre plate, etc. La nostalgie pathologique de Philippe de Villiers qui regrette la latin, les combats épiques et romancés de Roland, fendant les Pyrénées à Roncevaux.
Alors, intégrer une révolution Copernicienne2.0 semble utopique. L’humain est principalement grégaire. Des troupeaux d’humains suivant un chef, un leader, un dicteur, un curé, Johnny Halliday,  le Paris-Saint-Germain, Mélenchon ou Zemmour.  

La nature, c’est la prédation à tous les niveaux : le fort dévore le petit que lui.  Les lionnes en meutes chassent l’antilope ou le gnous. À l’étage supérieur, l’homme dans l’intimité du foyer brutalise sa compagne et parfois l’assassine. Mélenchon, Le Pen ou Zemmour chassent les grands méchants loups, désignés à la vindicte populaire… ci-dessous, à nouveau Étienne de la Boétie.

Dire que l’an 2000 fût l’apogée de l’ère chrétienne n’est peut-être pas si ridicule que ça. Non seulement nous refusons l’avenir, mais il faudrait tout interdire, tout mentir, tout « refluer »… ( je sais, le verbe n’est pas correct.)

Frédéric Lenoir qui officie, donne des leçons, n’utilise pas encore le bon logiciel. Dans la vidéo à suivre sur France Inter il poursuit son chemin philosophique, dans les pas de ses illustres prédécesseurs.  Ceux-ci à n’en pas douter auraient développé une doctrine absolument différente, s’ils avaient connu les neurosciences et la nature profondément animal d’homos sapiens !    

Gutenberg a inventé l’imprimerie au XVème siècle reléguant des milliers de scribes au chômage. Les neuroscientifiques ont découvert l’existence de cette partie animale du cerveau nommé striatum dans la seconde moitié du XXème siècle. Sébastien Bohler l’a révélée en 2019 à ce pauvre ignorant que je suis.
Frédéric Lenoir continue de penser que le cortex a un pouvoir prépondérant sur nos actions et notre comportement. Dans cette histoire de désir et de manque permanent, il s’éclaire encore à la lampe à huile. Le cortex est l’esclave du striatum. Comparaison n’est pas raison, avec la Vème république :  le président est le Striatum, le 1er ministre le cortex qui met la politique en place et le parlement : le libre arbitre, un concept ! 
Comment en suis-je si sûr ?

Lorsqu’aujourd’hui l’imagerie médicale permet d’enlever le doute et l’incertitude, quant au fonctionnement du cerveau où le striatum récompense et augmente  ou réduit la dose de la dopamine. ( sujet déjà abordé) En portant sur mes envies ou pensées, un regard intérieur sans concession !
Deux extraits du « bug humain » apportent la preuve que le striatum est la bougie qui provoque l’étincelle, active le moteur. Sans striatum, le cortex ne m’aurais pas permis de vous proposer cet essai et vous de le lire ! 

Rembobinant l’histoire au sujet de la science, quand Louis Pasteur a découvert le vaccin contre la rage, il y a sans doute eu des sceptiques, mais la science s’est imposée. Aujourd’hui la défiance se généralise partout dans le monde. La Covid-19 a aggloméré le sceptique, le négationniste ou l’oublié des spots médiatiques. Si les ancêtres de Florian Philippot, Jean-Marie Bigard ou Francis Lalanne et consorts avaient eu de l’influence à la fin du XIXème siècle, la rage serait mortelle dans 100% des cas et ravagerait encore sur le monde.

«  … il n’y a pas une fatalité dans le cerveau, mais il y a des forces profondes qui nous viennent du fond des âges…(cf. bug humain) » 
Héritant, de ses lointains ancêtres, des cinq clés nécessaires à la vie et la poursuite de l’aventure humaine, Toumaï il y a sept millions d’années, s’il fut chef de clan était un prédateur. Il était le patron, sans état d’âme, la faiblesse alors était funeste.  
En 2024, à moins de trois mille kilomètres de la France le pire des prédateurs, pour son plaisir cruel et monstrueux, terrorise, martyrise, assassine. À l’étage du cortex, il utilise sa connaissance empirique de l’humain, impose sa vérité alternative décomplexée pour justifier ses crimes contre l’humanité.
Depuis vingt ans, Vladimir Poutine sportif narcissique pourrait nager chaque jour dans une nouvelle piscine olympique remplie du sang de ses victimes. Hanté par les vidéos de ses prédécesseurs, Ceausescu, Saddam Hussein, Kadafi, son cortex sait pourtant que ça tournera au vinaigre… la raison n’a rien à voir dans l’affaire !

Très tolérante, l’Église pour qui au regard des dix commandements de la Bible, Vladimir Poutine devrait représenter le mal absolu.  À l’instar de l’extrême droite, l’église catholique trouve que l’interruption de grossesse, l’homosexualité… sont plus condamnables que les crimes contre l’humanité. Le Pape suit le même parcours idéologique et met sur la même balance divine, la victime et le bourreau : sans doute est-ce la volonté de Dieu. Le Pape ne condamne pas, demande aux ukrainiens d’arrêter d’être victime : oui mais comment ?

Décrit pas Sébastien Bohler, le troisième des cinq commandements indispensable à la Vie, après se nourrir et se reproduire est d’obtenir et renforcer un statut social pour dominer…
Être tout en haut de l’échelle sociale ou sur le barreau supérieur, ce n’est pas un hasard si cette tâche indispensable est entretenue en permanence chez le chef de clan, de parti, du culte, etc.
L’importance de la position dominante est profondément ancrée, inscrite dans le striatum, depuis des millions d’années.

Dans notre république laïque, la religion catholique est en perte de vitesse. Elle perd ses ouailles, les églises se vident. Elle est confrontée au réel et à la science, mais elle n’abdique pas. Pour remettre une chappe d’obscurantisme sur le monde, elle doit créer une armée de petits soldats intégristes. Elle sait que l’excommunication, le garrot, le bûcher et  l’Inquisition ont pris forme chez l’ennemi avec la charia… le latin ne fait plus recette ! Alors, Cnews est aux manettes réinforme la frange radicale, les complotistes, négationnistes.
Reconquérir le leadership du catholicisme, inverser la marche du monde intellectuel, remettre le dentifrice dans le tube… c’est maintenant !   
Ce n’est donc pas un hasard si l’église Catholique, désignant le coupable de son agonie, est campée sur la première marche du podium des prédateurs en France. Elle a des ressources, menacée, elle accuse l’Islam, de vouloir lui ravir cette place privilégiée. Si un jour vous visitez Séville, vous découvrirez la deuxième plus grande cathédrale au monde. Sainte-Marie de Séville construite sur les bases de l’ancienne mosquée Ibn Arabas au début du XXVème  siècle, Le catholicisme qui a évangélisé le monde a la mémoire sélective.

Trois piliers supportent la prédation.
Médaille d’or pour la Bible.
Les Textes sacrés justifient tous les blocages et la maitrise de la démographie. La Genèse 1.28 « Reproduisez-vous, devenez nombreux, remplissez la terre et soumettez-la ! »  Dans le Nouveau Testament, Marc 13.30, Matthieu 24.34, Luc 21.32) Jésus annonce la Parousie, la fin des souffrances et l’établissement du royaume de Dieu sur la terre : version chrétienne du Valhalla Vikings.
Matthieu 25.14-30 : Parabole des serviteurs et des récompenses.(voir chapitre  Religion et laïcité. C Jésus n’aime pas les pauvres.) où jésus récompenses les exploiteurs.

Sur la seconde marche.
Le capitalisme, ses progrès et la publicité, nourrissant le besoin a installé une mécanique diaboliquement bien huilée autour du statut social qui incite à toujours plus. Profit, argent, etc.
Cinq ou six milliards des locataires de notre planète ne possèdent rien et de ce fait n’ont rien à perdre. Si le cortex comme voudrait le montrer Frédéric Lenoir avait du pouvoir de décision, les possédants sachant qu’ils ont tout à perdre seraient plus économes des ressources et de la terre.

La médaille de bronze.
Le socialisme et le communisme qui ne sont que la manifestation CQFDiste du pouvoir absolu du striatum et de ses injonctions égoïstes sur l’altruisme. Si la doctrine du partage était autre chose que du vent, la gauche serait au pouvoir depuis 1789 sans discontinuer !

De la cave au grenier, toutes les autres.
Une autre dictature plus insidieuse, sorte de mafia de proximité qui se cache dans les familles, le bureau, le couple… La dictature de l’autre, car le prédateur se cache à tous les niveaux : dans les sacristies, les chambres, les bureaux.
Les deux prochains chapitres y sont consacrés, le premier est le garant du second. 

Le Ministre visionnaire !

Le 3 octobre 2018 jour de sa démission du gouvernement d’Édouard Philippe,  Gérard Collomb faisait ce constat : «Aujourd’hui, on vit côte à côte. Moi, je le dis toujours : je crains que demain on vive face à face». Il cumulait plus de quarante ans de vie politique à l’intérieur des cercles de décisions, maire, député, sénateur, ministre de l’intérieur : quelle clairvoyance, quelle sagacité !
Le journal Marianne dans marianne.net publiait un article presque un mois plus tard, le 31/10/2018, dont voici un court extrait : « C’était « off » Gérard Collomb se lâche dans « Valeurs actuelles » sur le vivre-ensemble et l’immigration »
Si cela était un problème, pourquoi n’avoir rien fait quand il était aux manettes ?

Nicolas Sarkozy aurait dit : « Macron, c’est moi en mieux ! »
François Hollande dit désormais ce qu’il faudrait, pourquoi ne l’a-t-il pas fait ?
Macron n’a pas fait les réformes pour lesquelles il a été élu en 2017, à cause des oppositions confédérées…

Prétendre que ceux qui dirigent la France sont coupables de l’état de notre société en crise est une semi-vérité, car comme l’a écrit Yuval Noah Harari, les politiciens n’ont plus les compétences pour comprendre et agir. Pourtant les électeurs, parfois hystériques, comme dans un stade de foot, les élisent ou se désintéressent de la politique. C’est l’autre face de la réalité, les abstentionnistes abandonnent les clés du pouvoir à des dirigeants impuissants, incapables de faire société autour d’eux. La voyageuse lituanienne, évoquée précédemment, donnait la cause de cette apathie démocratique : « … ce n’est jamais ta faute. C’est la faute d’un système, c’est la faute des autres ! »

La base : d’abord les causes !

Une équipe de dépanneurs est dépêchée sur l’autoroute où un autocar bloque la circulation. Sur place les mécaniciens constatent que le véhicule est bondé, qu’il dispose d’un volant et d’un conducteur à l’arrière également, d’un frein à chaque siège, de plusieurs GPS aux indications contradictoires et plusieurs places réservées à la presse et au clergé qui gesticulent.
Le responsable de patrouille est sidéré  :
      – C’est dingue, un problème de conception, on rentre à la base !
À travers ce brouhaha, une voix puissante s’élève :
      – Alors Non, il ne se passe rien depuis ce matin… je conserve l’antenne… en attendant vous pouvez passer une page de Pub… 
Paul, le jeune mécanicien, énergique, audacieux, cherche à comprendre :
      – Absurde, irrationnel ! Je pense plutôt à une métaphore : c’est le car Europe. Chef, savez-vous ce qui différencie un
        banc de poissons de Jean-Luc Mélenchon ou l’archevêque de Paris Michel Aupetit ? Le premier groupe se
       déplace sans leader en respectant des règles individuelles qui vont dans l’intérêt de tous, encore largement
       méconnues des scientifiques. Ils vont tous dans le même sens mais pas toujours dans la même direction.
       Alors que les européens vont en tous sens et directions simultanément. Le groupe agit dans l’intérêt d’un dogme,
       d’un leader, qui grâce au langage, manipule ses partisans et nous conduit vers le chaos.
       Le Cheval de Troie (Merkel, Orban…), le lobbyiste, celui qui répète tous les dimanche que la vie est plus belle après
       la mort… j’oubliais le véto, le verrou ultime !
Le chef intrigué demande :
      – Qu’est-ce qu’on peut faire ?
Paul qui ne jubile plus du tout et se tasse dans son siège à côté du responsable de la patrouille.
      – Nous rien ! Il faudrait que quelqu’un renverse la table : put… de véto !
       – … Allo la base, intervention impossible, on rentre…

C’était à peine croyable !

Un article sur francetvinfo.fr, publié le 20/07/2020 revient sur une année que les moins de cinquante ans n’ont pas connue : «  juillet 1972 le mois qui a marqué un virage dans la sécurité routière.
En juillet 1972, derrière ces images heureuses de départs en vacances, il y a l’ombre d’un carnage. Ce mois-là, en seulement trois week-ends, la route tue 385 personnes. Un été meurtrier qui annonçait déjà un hiver terrible. Le 27 février, à Arras, dans le Pas-de-Calais, des voitures carbonisées et des taules écrasées jonchent la chaussée. Bilan ce jour-là : onze morts et 20 blessés. C’est l’accident le plus meurtrier jamais enregistré sur une autoroute française. Deux mois plus tard, près de Nantes à Saint-Herblain, en Loire-Atlantique, un autre accident fait douze morts et deux blessés.
18 034 morts dans l’année
1972 est l’année de l’hécatombe sur les routes françaises. 18 034 morts dans l’année, cela fait 54 morts par jour en moyenne. Un traumatisme pour tout le pays. »

Pourquoi revenir sur cette année-là ?
En 1972 environ 14 millions de véhicules étaient en circulation contre 41 millions en 2021. Si nous extrapolons, le triplement de véhicules aurait pu aboutir au triplement des accidents mortels soit environ 54000 alors qu’en 2021 il était inférieur à 3000.
Ce sont toutes les contraintes mise en place progressivement qui ont permis d’épargner chaque année la population de villes comme Bayonne, Laval, Vincennes, Albi… Il s’agissait bien de contraintes,  d’encadrement de la liberté : limitation de vitesse, ceinture obligatoire, contrôle du taux alcoolémie… et non de punitions, de brimades ou je ne sais quel dictat !
Une jeune professeure qui demandait à sa collègue, conductrice du véhicule, pourquoi elle n’utilisait pas les clignotants, s’est vu répondre : « c’est pas la peine, je sais où je vais ! » L’anecdote est véridique. Elle est révélatrice d’un glissement du vivre ensemble vers le vivre côte à côte.

Le code de la route est l’exemple parfait pour éviter l’anarchie : des règles strictes, communes à tous les citoyens accompagné d’un savant mélange d’égalité et d’équité. Une infraction, par exemple, est  sanctionnée par une contravention de 135 euros, cela représente 10% du salaire mensuel d’un salarié au SMIC et seulement 1,9% des indemnités d’un député et 0,0001% du salaire d’un joueur du Paris-Saint-Germain.
L’amende versée alimente les caisses de l’État, mais ce n’est pas son but prioritaire. Elle doit représenter une sanction pour le contrevenant. Quand François Ruffin que l’on a vu dans la vidéo avec Pablo Servigne dire : «… Y’a un truc qui me tient à cœur, c’est la lutte des classes… » Au lieu de faire mine de travailler pour l’égalité, pourquoi ne hurle-t-il pas cela à l’Assemblée Nationale. Malgré ses coups de gueule dans l’hémicycle, il est complice, de fait, avec une France, paradis des contrevenants fortunés, à l’image du couple Balkany qui crache sur la République depuis des décennies.

Erreur de castings.

Un extrait du dialogue entre François Ruffin et Pablo Servigne autour de l’effondrement et du chaos ( vidéo dans introduction/la démocratie une illusion )
F.R : « … pour que ça fonctionne, il faut que le groupe il soit clairement déterminé, qu’on sache qui est dehors et qui est dedans en gros ? »
P.S
 : « … l’entraide c’est pas une question de bisounours… vraiment, on peut s’entraider pour  massacrer son voisin, c’est clair. On peut faire des groupes cohésifs pour aller faire la guerre, voilà. Une des meilleures manières de faire coopérer un groupe, c’est de créer un ennemi commun, un grand méchant loup… »

La France est un agglomérat de cabanes sectaires, intolérantes, fanatiques qui luttent pour leurs castes, églises ou tribus…
Un quart du XXIème siècle s’est déjà presque écoulé et pourtant aux élections présidentielles de 2022, la même proportion des électeurs inscrits se sont abstenus. Plus d’un électeur sur deux (55%) au premier tour a voté:
soit pour La France Insoumise et Mélenchon qui rêvent de chaos et de révolutions sanglantes des siècles passés (URSS, Cuba, Corée du Nord, Cambodge de Pol Pot… ),
soit pour l’extrême droite dont les modèles dans une longue la liste est ( Franco, Pinochet, etc. ) qui veux juguler l’hémorragie démocratique, émancipatrice… renvoyer l’homme et surtout la femme dans les ténèbres et l’obscurantisme catholique.

Je doute que trois français sur quatre souhaitent l’enfer pour leurs enfants, ce qui voudrait dire qu’ils font des erreurs de casting…
Retournons en 2018, six ans déjà, ses paroles résonnent encore  dans les mémoires, Nicolas Hulot personnage préféré des Français quittait le gouvernement d’Emmanuel Marcon, qui l’avait choisi comme ministre de la sauvegarde de la planète, les larmes aux yeux il était grognon… pas très cohérent peut-être, comme le montre ces quelques extraits :
franceinter.fr : « Pourquoi Nicolas Hulot quitte le gouvernement » par Julie Guesdon publié le 28 août 2018
… « Je me surprends tous les jours à me résigner, tous les jours à m’accommoder de petits pas, alors que la situation universelle, au moment où la planète devient une étuve, mérite qu’on change de paradigme »…  quelques mois plus tard, pourtant il semble s’accommoder de ces petits pas.

lejdd.fr  : « Le silence de Nicolas Hulot face aux « gilets jaunes » irrite une partie del’exécutif » par Gaël Vaillant publié le 14 novembre 2018
« Edouard Philippe a rappelé mercredi matin que Nicolas Hulot était à l’origine du mécanisme de taxe carbone, dénoncé par les  » gilets jaunes « . Comme s’il espérait que son ancien ministre de l’Écologie sorte enfin du silence et défende l’action du gouvernement ».

rtl.fr (7)  : « Gilets jaunes » : ce qu’il faut retenir de l’interview de Nicolas Hulot sur RTL » par Claire Gaveau,  publié le 04/12/2018
« … S’il confesse que ce n’est pas forcément  » une bonne nouvelle pour le climat « , la situation actuelle doit être  » entendue  » alors que « la colère est multi-causales. » « L’enjeu écologique ne se fera pas contre les Français… On reparlera du long terme quand les esprits se seront apaisés« , promet l’ancien animateur de télévision, qui assure que la taxe carbone est  » nécessaire « .  » La préoccupation gouvernementale n’a pas été entendue et comprise, il faudra y revenir après avoir fait une approche holistique et intégrale« . »

Ce modèle écologiste qui déclara son patrimoine lors de son entrée au gouvernement, qui comprenait huit véhicules à moteurs, devant les critiques s’insurgea, arguant qu’il n’utilisait qu’un véhicule à la fois… comme l’une de ses trois demeures !
Comparaison n’est pas raison, mais un des objectifs principaux de ce projet de 6ème République consiste à promouvoir une démocratie directe, laïque, sans élus, où les responsables des règles et des programmes sont nommés et non élus, où les responsables sont employés.

Cependant l’invasion de l’Ukraine par la Russie a bouleversé mes certitudes concernant la politique du sondage et de l’engagement calibré. Volodymyr Zelenskyy, le général de Gaulle du XXIème, se comporte en vrai chef. Il aurait pu fuir le pays, céder devant l’envahisseur…

La liberté de la presse : dans quel but ?

Si l’humain n’était pas observateur des beautés de la terre, qui les saurait ?
Si la presse n’existait pas, que saurions nous du monde ?
Si la presse n’était pas libre, que saurions nous de la réalité du monde ?
Quand la réalité d’un monde est tyrannie, le dictateur la transforme, la bannit, crie à la manipulation, à l’ingérence extérieure, emprisonne, muselle presse et intellectuels.  

Alors quand, comme l’enfant qui criait au loup, les journalistes français, diplômés dénoncent en permanence une dictature supposée depuis 2017. Ils seront bien démunis lorsqu’elle sera venue. Quand des journalistes de pacotilles à l’instar de Rémy Buisine, « Ubériste » du journalisme, transformerons le réel en shows YouTube ou Tweeter, déverserons sur le monde l’opinion étriquée, sécessionniste, ce sera la fin de la liberté réelle. Ce n’est pas par hasard si Zemmour, c’est très drôle, met en joue des journalistes devant des caméras, si Marine le Pen souhaite privatiser l’audiovisuel public. Mélenchon l’insoumis, lui, a sa propre chaîne YouTube : il fait de la selfie politique, à son avantage bien sûr !

Mon propos peut paraître emberlificoté. Toutefois l’article 24 de 2020 sur la loi de la sécurité globale permet éclaircir mon message. Cette loi visant à pénaliser la diffusion des visages des policiers dans leurs exercices de maintien de l’ordre a suscité une levée de boucliers. Une armée d’opposants s’est insurgée contre une atteinte aux libertés de la presse. C’était un pas de plus vers l’impunité des fonctionnaires coupables et le glissement vers une autocratie brutale. 
Alors, parmi les fumées et les grenades, micros en baïonnettes tous les médias ont prétendu percer l’abcès anti-démocratique, le samedi … jours d’agacement. Le soir, des journalistes hors d’âges prirent le relai, analysèrent la haine et la violence légitime d’un peuple martyrisé, en France.

Aujourd’hui, un ancien membre du PS, julien Dray, vient sur Cnews faire des extras, cracher dans la vieille soupe populaire.
La division anarchique est le principal moyen de se développer, que ce soit un peuple ou une cellule cancéreuse.
Mais, s’il existe une dictature, c’est plutôt celle de l’image, du scoop et du direct, en filigrane celle de l’audience et du marché de la publicité.
Imaginez simplement le visage des policiers flouté, les images différées de quelques minutes, restant comme avant à la disposition d’un magistrat et de la justice. Les policiers en service extraient de la vindicte populaire, que cela changerait-il réellement ?

Il n’avait pas la liberté dont vous disposez pour s’exprimer, Étienne de La Boétie dont voici un extrait, suivie d’une vidéo qui montre un peuple présume opprimé selon d’ex candidats à l’élection présidentielle :

D’autre part, pourquoi ce désir de liberté d’informer ne s’exprime-t-il pas après un féminicide. Le drame se développe principalement dans l’intimité, les assassins aiment cultiver une image respectable à l’extérieur. La publicité perturberait-elle le pervers narcissique ?  
À part quelques cas où le corps de la malheureuse a disparu, jamais on montre le visage de l’assassin. Pourquoi ?
Est-ce stigmatisation d’une partie de la société qui méprise les femmes ? Est-ce le respect de l’intimité ou la présomption d’innocence dont ne devrait pas bénéficier le policier ?
Pour le féminicide, le consensus est général : c’est pas bien ! Filmons dignement le cortège des marches blanches… faisons notre job de journaliste !

Journalistes de télévisions, le monde, la France avons  besoin de vous, d’une Presse libre et Indépendante. Si elle disparait, ne détournez pas les yeux ou les oreilles. Ne reniez pas votre vocation pour un scoop ou quelques pages de Pub. Ne devenez pas les vassaux de l’obscurantisme et de la pression concurrentielle, de profiteurs sans scrupule.

A quoi sert le service public ou la presse indépendante s’ils imitent Morandini ou Buisine. Imaginez la force de frappe de l’obscurantisme si France Inter, France Infos… Culture, Bleue ou France2, 3, 5, Arte étaient siphonnés par Vincent Bolloré. Invitant quotidiennement Philippe de Villiers et maintenant Geoffroy Lejeune, des curés intégristes en robes noires qui réinformeraient le Peuple de France trompé par « Fakenewseurs,» étatiques !
Pour les catholiques fondamentalistes, il est impossible de remettre le dentifrice dans le tube mais remettre le peuple en soumission est à leurs portées.

La dictature du scoop et du striatum.

L’infos en continue a changé la donne et la profession de journaliste s’Ubérise. Des pratiques condamnées il y a presque trente ans, aujourd’hui sournoisement deviennent la norme, nourrissants une nouvelle forme de charité. L’homme est avant tout un prédateur avide de plaisir et de statut social. C’est sa nature profonde, qui dépend des injonctions de son striatum, dealer de dopamine, véritable drogue de vie indispensable.
Agnès Bojaxhiu, fille de commerçants bourgeois et chrétiens albanais fut béatifiée en 2003 et canonisée en 2016. Elle a consacré toute sa vie aux pauvres de Calcutta.
Sébastien Bohler explique page 193 et suivantes du bug humain, que l’altruisme est aussi une activité génératrice de dopamine, donc de satisfaction. Certains prennent plaisir à passer à la télévision le soir, d’autres avoir une grosse voiture, Mère Thérèsa s’épanouissait aux cotés des plus pauvres. Elles les aidait jusqu’aux portes de la mort, à accepter leurs sorts misérables, sans jamais lutter pour l’amélioration de leurs conditions de vie.
La vidéo suivante montre, dans la partie récente, que les âmes charitables ne sont pas toutes désintéressées.

En 1994 le zoo humain de Port-Saint-Père indignait le journalise, aujourd’hui il attire même : « les avocats sont là, les journalistes aussi ! »
Éric Coquerel est moins indigné par l’exploitation de figurants, acheminés sur la place de la république(*) que par l’irrespect de son écharpe tricolore, sa cape d’invulnérabilité.
C’est inadmissible !
(*) humains montrés dans un cirque médiatique puis abandonnés à leurs sort, véritables intermittents des causes nobles. 
De quelle cause ?

La justice : les droits humains d’abord.

Ce chapitre arrive presque à la fin de cet essai, aussi, naturellement il s’inspire des propositions des chapitres précédents. Il commence par un constat personnel, car il ne peut y avoir de consensus à propos de la justice. Une porosité va s’installer entre ce chapitre et le suivant qui concerne le volet législatif, pour la simple raison qu’il traite du socle de la République.
C’est une boutade bien-sûr, mais ne serait-il pas préférable de remplacer la devise de la République française : Liberté, Égalité, Fraternité , aux frontons des tribunaux par le constat d’Eschyle, il y a 25 siècles : « Un abus de justice finit par mettre le droit du côté du coupable. » 
En effet : « Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
 » Jean de La Fontaine, Les animaux malades de la peste.
Aujourd’hui comme sous le règne de Louis XIV, la loi ne s’applique pas de la même manière, que l’on soit un simple citoyen, en haut de l’échelle sociale et à fortiori un représentant du peuple.
Cela s’est vérifié récemment. Le XXIème siècle a évolué au grand dam des nostalgiques de l’ancien régime et du latin, le peuple existe… En 2017 François Fillon et son clan reprochèrent à la justice d’être trop prompte à le mettre en examen : une injustice selon ce simple citoyen délinquant, présumé à l’époque. Le hérault de la France passée promettait une politique pro bourgeoisie du XIXème. Il espérait se mettre sous le bouclier protégeant le président en exercice. Il était le favori de la droite en 2017. Sans doute aurions-nous encore jusqu’en 2027 un président délinquant.
Dans le cas d’un citoyen lambda, il serait qualifié de bandit, de crapule. Sur France Inter, le vendredi matin à 6h50 Delphine Evenou anime une chronique : dans le prétoire, où elle décrit la justice express. Un justiciable du peuple doit attendre des mois pour qu’on lui rende justice parfois à la va-vite, ou pas d’ailleurs  !

Après plus de soixante-cinq la Vème république est à bout. Quand elle est née avec le général de Gaulle en 1958, la France s’étendait du Maghreb à l’Afrique noire. Les « nègres » ou les arabes servaient la grandeur de l’empire.
Le catholicisme était la religion d’état. Toutes les lois étaient d’obédiences chrétiennes : la femme était soumise. L’enfant parfois les doigts meurtris à l’école, parfois victime sexuelle d’un ecclésiastique, n’avait que le droit de se taire… il fut aussi déporté ( Focus/ Commerce d’humains./ « Enfants de la Creuse » : une mémoire défaillante sur un crime impuni. )
C’était le temps béni des colonies. Avant Vatican II, maman portait un foulard le dimanche à l’église. Le patron, le vicomte et le curé veillaient sur le troupeau obéissant du peuple chrétien. Le noir était déjà très présent dans les rues mais il représentait le deuil et non l’africain émigré… le souvenir et la souffrance ! 

Tout a volé en éclat en mai1968.
Plus l’enfant, la femme, le travailleur acquéraient de droits, plus l’église se vidait au profit du stade de football. Le Vicomte vendéen conservant l’illusion de sa grandeur passée profitait encore de son peuple bénévole pour faire briller son blason au Puits du Fou…
Les anciennes colonies, ayant maintenue la pauvreté grâce à la « France Afrique » et au soutien des dictateurs, ont enrichi le propriétaire de Cnews et d’Europe1, envoyé leurs pauvres se noyer en méditerranée ou faire notre sale boulot.

En  ce début 2024 la république est menacée par son manque de fermeté. Les Républicains, drôle de nom pour ceux qui piétinent la démocratie, en 2022 ont obtenu 5% de voix à la présidentielle et 11% aux législatives, pourtant, car c’est sa sensibilité, Gérard Larcher à soixante-quinze ans, président du sénat, décide de l’avenir du ventre des femmes : l’usine à enfants selon Jordane Bardella « … il faut les fabriquer nous-même… »
Malgré ses résultats en moyenne à un chiffre aux scrutins directs dans les urnes, les Républicains sont majoritaires au sénat et dictent les lois. Drôle de mathématiques où 64 est plus grand que 245. Depuis le début de la cinquième République, à part quelques années, cela a toujours été le cas. Une hypothèse à cette bizarrerie :  une majorité d’élus (SE) sans étiquette, sortent en douce de leur poche ou de leurs chaussettes le bulletin (LR) des républicains.

Est-ce une preuve de plus pour un changement de république ?
Je m’éloigne de la justice des hommes dans une république laïque, la seule, même imparfaite, surtout imparfaite !
La justice est en crise aussi parce qu’elle est lente et pauvre, semble souvent amorphe. La police et la gendarmerie sont présentées au jour le jour comme les forces du désordre. Les juges sont vilipendés, accusés d’être aux ordres du pouvoir quand des élus d’opposition sont mis en examens.
Sans prendre en compte les risques du métiers, des truands blessés pendant leurs larcins portent plaintes… et parfois les juges condamnent les victimes…

C’est bien sûr démocratiquement que les citoyens définiront les règles d’utilisation de nouveaux moyens permettant de rendre une justice humaine, durable, équitable. 
Les propositions qui suivent tiennent compte de ces subtilités.
– Utilisation de l’IA et des surveillances vidéo sous conditions strictes de conservation des données.
– Croisement de fichiers pour la circulation routière, les délits financiers, escroqueries, etc…
Circulation routière par exemple : véhicules volés, carte grise, infraction, assurances…
– Renforcement des sanctions et confiscation systématique des biens pour les vols, appropriations, escroqueries, abus de faiblesse…
– Pénaliser les procédure abusives qui encombrent les tribunaux : favoriser le recours à la médiation.
– Pénaliser les outrages pour ne pas laisser prospérer l’idée de justice politique par exemple.
– Les contraventions sont proportionnelles aux revenus pour être absolues dans la sanction.

 Une justice humaine, équitable pour une société apaisée nécessite des moyens humains adaptés. Nicolas Sarkozy a supprimé la police de proximité pour plaire à la droite et à l’extrême droite. Certains de ses électeurs préconisant des mailles étroites pour le menu fretin et pour eux de taille XXL : « la maille Fillon »
C’était une justice, selon eux, « égalitaire ! » qui jouait allègrement avec les règles : l’élu était un citoyen lambda, sauf avec l’écharpe tricolore, qu’il la porte ou non !

L’intelligence artificielle prendra nécessairement une place importante. Déjà évoqués chapitres : ( Les bases d’une nouvelle république/Éducation.) et suivants, la formation permanente gratuite, ainsi que le revenu universel minimum seront des outils facilitants. Comme actuellement avec les formations aux métiers techniques principalement, l’alternance sera la norme.
Du policier au magistrat les formations, pendant tous les cursus, seront en alternance : leurs entreprises sera la France. Pour une justice plus proche du citoyen, plus humaine, les étudiants seront sur le terrain, progressivement. 

La 6ème : les grandes lignes, le principe.

Dans l’une des premières vidéos , au début de ce site, on voit Arnaud Montebourg, le chef d’entreprise chargé d’âmes, rien que ça,  dire : « … les personnes ne sont pas en cause. C’est le système en fait…  c’est la réforme de la refondation de la démocratie dans notre pays que beaucoup réclament de plus en plus largement de leur vœux. » et rêver devant Léa Salamé et Nicolas Demorand sur France Inter d’une république des abeilles, totalement Platonicienne !
Dans cette critique du système actuel, laissons Yuval Noah Harari, la sympathie voyageuse lituanienne et Winston Churchill lui répondre : 
–  « … il est clair que les électeurs ordinaires ne reprendront pas le pouvoir. »
–  « … ce n’est jamais ta faute. C’est la faute d’un système, c’est la faute des autres ! »
Et pourtant…
– « La démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres. »

 Pour introduire ce chapitre, avec la participation des acteurs du film « L’aventure c’est l’aventure » de 1972, voici une vidéo taillée sur mesure pour Mathilde Panot, députée LFI de du Val-de-Marne depuis 2017 : la clarté dans la confusion ou l’inverse !

Dix pour cent des Français concentrent la moitié des richesses du pays, selon un rapport d’Oxfam de 2020. Cela veut-il dire que la majorité des électeurs se tirent une balle dans le porte-monnaie lors des élections. Ils éliraient volontairement des représentants qui les maintiennent en état de pauvreté. L’électeur serait masochistes ou la Constitution ne permettrait pas l’égalité en France  ?

Bien avant qu’homo sapiens ait atteint le stade presque ultime de l’évolution, les chefs de clan, de tribus, etc… n’ont jamais œuvré pour l’égalité. La Grèce antique, voulant mettre un peu d’ordre dans l’affaire, a dessiné l’outil démocratique pour y parvenir, mais elle a remis les croquis et les notices à des patrons peu soucieux du bien-être des faibles pour les représenter. Sans le savoir, fruits de l’Agora, des sages édictaient des règles inefficaces à cause d’un bug ! « le bug humain »

Je tourne autour de ce court chapitre depuis plusieurs années, de nombreuses heures et pages d’écriture, pour arriver enfin au cœur de mon utopie à suivre en quelques points :
La rédaction de cet essai a cependant modifié ma perception des incohérences politiques. Arnaud Montebourg n’a pas entièrement tort dans son analyse « mielleuse ». Il faut effectivement refonder le système, mais justement parce que les Personnes détournent à leurs profits l’outil démocratique imaginé pour une société apaisée. Le manifestant qui apostrophait Emmanuel Macron : « Vous êtes mon employé ! » se trompait d’époque… de quelques années peut-être, car mon propos va dans ce sens.
Deux des principes fondateurs issus de la Révolution de 1789 sont incompatibles avec l’humain : « fraternité  et égalité.» Quant à elle, la liberté ne peut s’exprimer de la même manière que l’on habite dans un désert ou dans une mégalopole, sur une planète avec un ou huit milliards de terriens.
La compétition, enseignée dès l’école et encouragée ensuite prévaut dans les relations économiques et sociales. Notre société prépare des chevaux de courses, dans cette métaphore approximative, pour ensuite tenter de les brider, en faire des chevaux de traits.
De surcroît, beaucoup de privilégiés pensent être en dehors du jeu démocratique. Les plus grosses fortunes mondiales peuvent acheter les derniers mètres carrés habitables sur terre ou une place dans la dernière fusée en partance pour une belle planère accueillante ne sont pas concernées… alors la fraternité !
La fraternité est principalement un argument de barricades, quand la dopamine sert de liant aux manifestations et révolutions ou à l’Église, quand la messe est une parenthèse fraternelle, comme un match de foot.

L’égalité est un crédo encore plus utopique que ce projet de 6ème république.
En clair, il manque à la république un projet clair, basé sur la réalité humaine excluant les dogmes et mythes, une vision durable pour le XXIème siècle.

Tout d’abord un constat :
1 – Nous sommes entrés à la fois dans le 21ème siècle et le 3ème millénaire et rembobiner le temps est impossible.
2 – L’électricité artificielle éclaire nos vies depuis bientôt cent cinquante ans et en même temps elle alimente la chaise électrique. L’IA, n’est qu’une marche de plus dans le numérique, après l’informatique et la robotique. Cette phase inédite arrive si brutalement qu’elle fait peur. Qu’en fera l’humanité ?
3 – L’IA menace de déclassement de nombreuses professions prestigieuses : Justice, Médecine, Politique…
4 – Toutes les causes qui menacent la pérennité de l’humanité ne sont pas ou pas assez prises en compte : surpopulation et épuisement des ressources.
5 – La lois de 1905 sur la laïcité a introduit le renard dans le poulailler. Quand il n’y avait qu’une religion, les autres restaient confinées tout allait bien. C’est ce qui pose problème aujourd’hui car l’Islam accompagnant l’immigration menace le Catholicisme qui est, de fait, la religion universelle et d’état,  (voir Focus/laïcité)
6 – Un député européen disait ( voir /focus/ féminicides )  : « La politique, ça prend plus de temps que Tweeter. », quand Yuval Noah Harari écrit  (Page 403) : « L’intelligence artificielle et les biotechnologies pourraient bientôt restructurer nos sociétés et nos économies – de même que nos corps et nos esprits – même s’ils ne sont guère encore qu’un  » blip « sur notre radar politique. Les structures démocratiques actuelles ne parviennent tout simplement par à recueillir et à traiter les données pertinentes assez vite… »  Cet écart disqualifie le système actuel d’intermédiaires.
7 – La Politique est soumise à l’obligation de moyens, pas de résultats, l’inverse des entreprises. Peut-on continuer à se satisfaire de promesses ?
8 – Désormais, sondages et manifestations de rues qui sont les maîtres  du jeu démocratique. Peut-on continuer à faire la politique au doigt mouillé ?

Dans une vidéo (/ Le monde comme volonté et prédation /La démocratie effilochée), Éric Woerth évoquait les illustres incarnations, les phares dans les nuits républicaines, sur France Inter le 13 mai 2021 : Jacques Chirac(*) 2 ans de prison avec sursis, Nicolas Sarkozy condamné en premières instances, et 3 ans confirmés en appel. Il s’est pourvu en cassation… Un autre phare, débranché avant qu’il n’éclaire notre pays, François Fillon : L’UMP sorte de Wagner de la politique !
(*) Le conseil constitutionnel, gardien suprême de la loi a validé en 1995 l’élection de Jacques Chirac : « Puis, ce fut au tour de Roland Dumas lui-même de reconnaître, en 2015, auprès du Figaro, que « les comptes de campagne d’Edouard Balladur et ceux de Jacques Chirac étaient manifestement irréguliers ». Mais, loin d’en rougir, celui-ci expliquait alors être convaincu d’avoir « sauvé la République »

Pour terminer ce constat, une citation et sa traduction vidéo. Ce 2 février 2024, dans sa chronique sur France Inter Yaël Goosz a repris une citation du pasteur américain du XIXème  siècle, James Freeman Clarke,  : « La différence entre le politicien et l’homme d’Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération. »

L’objectif de cet essai :
présenter un projet de 6ème République durable où l’humain est respecté dans sa personne, dans ses droits légitimes. L’équité équilibre la balance de la justice, la nature et l’environnement reprennent leurs places prépondérantes.
Adapter les accessoires qui gravitent autour d’un réacteur démocratique pour des raisons évidentes.

Le principe en quelques points :
  Ceci n’est qu’un remue-méninges et non un prêt à l’emploi.
– 1 ) La République ne tremble pas, elle revendique sa fermeté : humaine, durable, équitable.
– 2 ) Les sensibilités s’expriment à l’intérieur de mouvements politiques qui élaborent des programmes… jusque-là, peu de changement.
– 3 ) Pour éviter que des groupes aussi éloignés que la dinde et le boucher s’allient au détriment de l’intérêt commun en démocratie, les alliances et tractations se passent en amonts des scrutins.
– 4 ) Le bulletin blanc est comptabilisé pour éviter l’abstention et le vote sanction qui brouille l’action politique.
– 5 ) Les élections sont remplacées par les Votations pour adopter lois, décrets, programmes d’investissement, etc. Sorte de RIP (Référendum d’Initiative Populaire), pour tous et non un groupe minoritaire et violent.
– 6 ) À l’instar de certaines démocraties, deux programmes uniquement sont soumis à votations. En théorie la proportionnelle a des atours sympathiques mais c’est une anomalie démocratique dans notre république actuelle.
– 7 ) Une temporalité est définie pour le retour devant les votants : 1 ans pour les taxes ou amendes par exemple de 2 à 50 ans pour le reste, notamment les infrastructures importantes.
– 8 ) Les scrutins sont ouverts à partir de 16 ans et limités aux personnes autorisées ( maladies mentales avérées, droits civiques)
– 9 ) Le vote est électronique et non obligatoire. Cependant, le citoyen qui s’est abstenu de voter et qui commet des actes de violences pendant une manifestation contre ce même un projet, sera sanctionné plus fermement.
– 10 ) Pour faire simple, il n’y a plus de gouvernement global. Évitons de parler des extrêmes qui ne sont que le résultat de démagogie et de promesses. Pour la gestion du pays les sensibilités de gauche, du centre ou de la droite pourrons cohabiter, se côtoyer… et ce sera parfois rock’n’roll : le jeu démocratique devra définir et appliquer des règles, les adapter, les projets devront être cohérents et le citoyens aussi.
– 11 ) Du maire au président de la république, le mandat de l’élu devient le CCD d’un cadre, préfet, ambassadeur, président…
– 12 ) Pour prendre ses fonctions, le salarié de l’état ne doit pas avoir été condamné, reconnait et accepte la primauté exclusive de l’état dans l’exercice de ses fonctions.
– 13 ) Création d’une instance éthique, lanceuse d’alerte :  contrôle des droits, libertés humaines, du respect de la planète et de la nature et des programmes choisis démocratiquement… sorte de « conseil constitutionnel » inoxydable ( validation compte de campagne de Jacques Chirac)
– 14 ) Sera pénalisé la tentative de privation d’autrui  d’un droit individuel qui n’empiète pas sur le vôtre, mais est l’expression d’un dogme :
– droit à l’IVG : interruption volontaire de grossesse.
– Fin de vie : Suicide assisté…
– légalisation de la drogue.(*)
(*) le trafic de drogue est un fléau mondial, pire que la drogue elle-même. À l’instar de l’alcoolisme : la prohibition a créé des empires, mafieux mais a été incapable de régler le problème. Seuls la prévention et l’accompagnement sont efficaces. La lutte est inefficace et couteuse pour les états.
– 15) La lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux sont un des piliers qui soutiennent ce projet, dit utopique. Les espèces devront laisser place au numérique et en même temps les cryptomonnaies seront considérées comme des paradis fiscaux…

La fin de la valeur travail se heurte à un mur d’incompréhension.
L’oisiveté serait le terreau du désœuvrement et un risque pour l’ordre public !
Voyez ce qu’expliquait Sébastien Bohler à propos de nos ancêtres :

Nos ancêtres peignaient. Seules les œuvres protégées, non organiques, ont subsisté sur des centaines de milliers d’années. Ils sculptaient. Ils ont sans doute inventés des instruments de bois qui ont disparus.et crées des musiques…
ils observaient les étoiles, comprenaient les saisons… et bien d’autres choses encore.
Ils ont inventé l’oisiveté créatrice, le désœuvrement positif : inspirons-nous d’eux !

Conclusion.

Un épiphénomène.

Selon l’astrophysicien américain, Carl Sagan et son calendrier cosmique, (voir « Focus/ À l’origine : l’œuf ou la poule ? ») une seconde équivaut à 400 ans. Les premiers humanoïdes ont laissé des traces de leurs passages sur terre en fin de matinée le 31 décembre. Toumaï, lui  a quitté le monde vers 20 heures. Lucy a fait un passage éclair un peu avant 23 heures.
Au 12ème coup de minuit, Étienne de la Boétie publiait « discours de la servitude volontaire. »
Il n’en connaissait ni la cause ni l’aboutissement, pourtant il décrivait le fonctionnement du  3ème renforceur primaire du striatum qui explique pourquoi nous détruisons notre environnement à grande vitesse.
Notre planète risque d’être invivable après seulement 1/2 seconde d’industrialisation forcenée selon Carl Sagan : l’humanité est un épiphénomène !

Une pincée d'espoir.

Dans cette catastrophe annoncée, le striatum joue son rôle moteur indispensable à la vie. Il n’y a pas de fatalité dans le cerveau. (sic Sébastien Bohler) Par analogie avec l’ordinateur ou le cerveau est le hardware, il suffirait d’upgrader le software en Striatum 2.0 : mettre le frugal à la mode, accepter la fin de la valeur travail.
C’est possible !
Sorte de période de transition, des parents, des entreprises se plaignent de la désaffection d’une partie de la jeunesse pour le « métro, boulot, dodo en CDI. »
De manière anarchique, violente, dogmatique et souvent contreproductive de nouveaux écologistes ont déjà effectué cette migration. Leur dopamine ne provient plus de la surconsommations ; de plus en plus le vélo remplace la voiture.
Peut-être que Nicolas hulot ne conservera qu’une résidence !

 Quand j’ai commencé cet essai sur une 6ème République humaine, durable équitable, j’envisageais une note d’espoir dans ma conclusion. Pour les sujets traités, je suis pratiquement toujours resté à l’intérieur de nos frontières. La France représente si peu, 1/117ème  de la population mondiale.
L’invasion de la Russie souhaitée par l’extrême droite de notre pays ; Philippe de Villers de Zemmour qui provoque des records d’audience sur Cnews avec des propos menaçant l’ordre publique ; la Hongrie d’Orban qui bloque l’UE, l’Allemagne qui en est son cheval de Troie pour protéger son industrie automobile en particulier ; l’arrivée de Trump aux États-Unis ne n’incite pas à l’optimisme.
Ajouter à cela Bardella en passe de faire un carton aux élections européennes, en même temps menace Marine à la tête du RN. Une lutte interne :  tout ne peut être désespérant !

Maintenant, j'arrête...

Présentée sur la page d’accueil cette pensée a guidé mon projet d’écriture : « C’est avoir tort que d’avoir raison trop tôt. » (Marguerite Yourcenar)
Deux béquilles ont également soutenu ma ténacité : “Rien ne s’est fait de grand qui ne soit une espérance exagérée.” Jules Verne, et cette page ci-dessous empruntée a l’éloge du peu le moine zen Koike Ryûnosuke.

Je suis arrivé au terme de ce livre numérique, mais avant de tourner la page, voici une petite carte de visite que vous trouverez peut-être un jour sur votre parebrise ; n’hésitez pas à la transmettre à un proche.

La suite ne m’appartient pas…